Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
le blog poilagratter

Portugaises poilues

30 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Politique

 

 

Epître aux Lusitaniens.

 

 

Voilà plusieurs mois que nous distribuons dans vos boîtes aux lettres notre carte de visite.

A ce jour, pas la moindre réponse ou courriel.

 

Comme vous pouvez le constater sur ce Blog, le Mouvement est en situation critique. Vous êtes notre ultime et dernier espoir.

 

Vous avez le choix entre 2 solutions : l’attitude soumise, passéiste, culpabilisée et masochiste de l’autrice de La valise en carton…

…ou une attitude plus volontariste du type : « Portugaise, poilue… et fière de l’être ». Une attitude renouant avec le glorieux passé du 1er pays européen à s’aventurer par delà les mers.

Aujourd’hui, une chance de renouer avec la gloire vous est à nouveau offerte. En effet, qui mieux que le Portugal, et pour la 1ère fois, les portugaises ; peut prendre la tête de cette cause internationale dont nous savons qu’inévitablement elle finira par prendre une grande importance. Les épilateurs sont allés beaucoup trop loin pour qu’il n’y ait pas forcément un inévitable retour de bâton. C’est psycho-sociologiquement démontré et prouvé, cela se produira dans un avenir proche ; il ne manque que le déclic.

 

A vous de voir ! Laisserez-vous encore passer votre chance de redevenir une grande nation ? Un grand peuple ?

 

Lire la suite
Publicité

Adieu

23 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Poil à gratter

Adieu

 

Stupéfiant ! A part nos rares adhérents, pas un seul e-mail, pas un seul commentaire de soutien (et évidemment aucune nouvelle adhésion) pour sauver ce Blog.

 

C’est quoi le problème ? Vous êtes communistes ou quoi ? À moins que vous soyez tout simplement complètement cons ? Ou lâche ? Ou tout ça à la fois !

 

On s’était dit que si on recevait ne serait-ce qu’entre 5 et 10 courriels ou (et) commentaires de soutien, on continuerait…. mais zéro…

 

Donc, allez vous faire voir ailleurs…

 

puisque c’est votre choix !

 

 

 

Lire la suite

Clap de fin

7 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Poil à gratter

Clap de fin

 

Le Blog met la clef sous la porte.

 

Ça ne surprendra pas nos fidèles lecteurs, cela fait un an que cette éventualité est évoquée. Et bien nous y sommes, l’échéance est arrivée d’autant plus que le 4ème ESE est, encore pire que les précédents, un échec quasi complet ; et on l’avait dit : si c’est encore un échec…

 

Et c’est un échec, le pire des 4 ESE…

 

En effet, d’autres raisons, plus pernicieuses, s’y rajoutent et en font même une obligation d’en finir : les communistes sont (enfin) arrivés à leurs fins… alors qu’on aurait du, aujourd’hui même, être à la grande braderie de Lille avec un stand commun (ça fait 3 ans qu’on leur propose) pour conclure l’ESE.

 

Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus, écrivez-nous.

 

PS : il reste un petit stock d’articles à publier (notamment Bob Black), ils seront mis en ligne à raison d’1 tous les 6 mois de façon à ce que le webmaster ne supprime pas purement et simplement ce Blog, de façon à ce qu’il reste en ligne… en attendant des temps meilleurs.

 

Lire la suite

Actualités (52)

2 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Actualités

Actualités (52) :

 

Géorgie :

 

Exactement comme on l’avait écrit depuis plusieurs semaines, de la même manière et pour exactement les mêmes raisons que la CEE et les USA ont reconnus l’ « indépendance » du Kossovo ; la Russie a fait de même avec les « indépendances » ossètes du sud et abkhazes.

Manquerait plus maintenant que l’Adjarie, peuplée de turcs, n’en fasse autant à l’instigation de la Turquie, un pays membre de l’OTAN qui lorgne aussi sur ses anciennes possessions d’Irak (Mossoul & Kirkouk).

Bernard Kouchner est bien mal placé pour dire quoi que ce soit, lui qui en tant qu’administrateur de l’ONU dans les Balkans et initiateur de l’ « indépendance » du Kossovo, est à l’origine de ce merdier.

C’est quand même incroyable ; ils ont des informations que l’on n’a pas… et font des conneries qu’il ne viendrait même pas à l’esprit de faire.

Il est vrai que ces incompétents ont été élus par la majorité d’incompétents qu’il y a parmi les électeurs, conséquence du Suffrage Universel. Quoi d’étonnant !

 

Extrême gauche :

 

La LCR s’auto-dissout… et s’auto-reforme en NPA en absorbant les habituels naïfs : Clémentine Autain, etc…

Il y avait encore quelques filles non-épilées à la LCR, il n’y en aura plus au NPA.

 

Notre position est la même que celle de presque toute la gauche allemande : pas d’alliance avec tout ce qui est communiste de près ou de loin.

 

En France, c’est l’inverse : toute la gauche (sauf nous) et même une partie de la droite sont aux ordres des communistes.

 

MEDEF :

 

Manque pas de culot les patrons ! Alors qu’ils n’ont cessé de délocaliser leurs entreprises pour spéculer sur l’immobilier (et provoquer l’inflation délirante que l’on a connu ces dernières années dans ce milieu) entrainant des temps de transport de plus en plus long pour les travailleurs ; voila qu’ils ne veulent même pas payer cette misérable prime de transport de 3 fois rien qui ne règle pas le problème.

3 fois rien comparé aux énormes profits immobiliers des délocalisations pourtant !

Bande de rachots !

 

Supprimons les allocations familiales !

 

Comme vous le savez, c’est l’un des points essentiels (et très polémique) de notre programme (point 2 : http://poilagratter.over-blog.net/article-5264933.html) destiné à lutter contre la surpopulation, principale cause directe comme indirecte de la pollution, de l’excès de CO2 rejeté dans l’atmosphère.

Il est intéressant de savoir qu’il n’y a pas que les pauvres qui les touchent et sont ainsi incité à reproduire leur misère sur laquelle prospère les riches. Même les riches les touchent !

 

 

Certains députés de gauche avaient bien pensé faire une loi pour que les riches en soient exclus… mais patatras, les Droits de l’Homme, la Constitution, etc… mettent en avant l’intangibilité de l’Egalité des citoyens devant la Loi ; qu’ils soient riches ou pauvres.

Donc si les pauvres les touchent, les riches doivent aussi les toucher (on devrait donc aussi faire l’inverse dans d’autres domaines, mais là c’est bizarrement (et donc anticonstitutionnellement [voilà, j’ai réussi à caser le mot le plus long de la langue française]) interdit.

Pour une foi, ces conneries sont indirectement une bonne chose, car cela remet en 1ère ligne notre proposition de les supprimer purement et simplement.

Mais cela ne marchera que si vous vous en faites le relais, en transmettant cet article, par exemple, à vos députés respectifs ainsi qu’à la presse.

 

Climat :

 

 

Ce n’est pas parce que ça ne fait pas la Une de la grande presse en ce moment que le problème est réglé pour autant.

A la fin du 4ème ESE, cela redeviendra notre principale campagne pour l’automne, l’hiver et le printemps.

Remobilisez-vous !

 

Voir aussi : http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--sci/Les-glaces-arctiques-continuent-a-reculer-fortement-en-aout.html

 

4ème ESE :

 

On savait que l’épilation c’est du terrorisme.

 

 

Une preuve de plus !

 

Mai 68 :

 

Encore un exemple que nous n’avons pas les mêmes valeurs avec les bolchos :

 

 

pochette d’un CD édité par eux sur mai 68 et LEURS chansons.

 

Rien à voir avec John Lennon, Jimi Hendrix, les Doors, Bob Dylan, le Crosby Stills Nash & Young, Jefferson Airplane, Grateful Dead, King Crimson, Fleetwood Mac, les Who, etc, etc, etc…. je ne vais pas tous les citer.

D’ailleurs, à propos des Who (qui sont actuellement le générique des séries « Les Experts »), petite anecdote personnelle & historique :

C’était en 1972 à la fête de l’Huma et c’était mon 1er concert de rock, en l’occurrence les Who.

Ces crétins de bolchos avaient fait venir ce groupe (c’était une 1ère) comme ils le font toujours depuis : pour attirer des jeunes et du monde sans quoi, y’aurait pas grand monde.

Et ces cons avaient programmé le concert du groupe phare… juste après le discours de Georges Marchais.

A l’époque (stalino-brejnévienne), un discours du secrétaire général du PCF durait entre 4 & 5 heures en moyenne.

Ce jour là, il pleuvait, on était dans la boue et on n’avait pas envie d’attendre le bon plaisir du stalinien de service. Le public n’était pas venu pour cela et ça à commencer à friter sec avec les nervis de la CGT.

Pour l’Histoire, ce fut le discours le plus court de cette époque (à peine plus de 2 heures) et jamais, plus jamais, ces connards de stals qui ne connaissent rien au rock et aux jeunes n’ont programmé le groupe principal après le discours LDB.

 

Un autre exemple que nous n’avons jamais, même à cette époque, partagés les mêmes valeurs, même s’il est parfois arrivé de casser du CRS ensemble.

 

Ces gens-là sont sur une planète différente de la nôtre, sur une planète qu’ils partagent avec leurs copains les nazis ; nous ne nous rallierons jamais et n’appellerons jamais à voter pour des communistes aussi bien que pour tous partis qui s’allieront avec eux (PS, Verts, Bové, etc…).

 

A bon entendeur….

 

Carton jaune…

 

…au journal Rock & Folk qui a zappé l’album d’Asia. Et qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas du rock ; R & F ayant au mois d’août consacré de longues pages…. à Christophe et à Hugues Auffray.

Mais il est vrai que ce n’est pas étonnant ; que peut-on attendre de Philippe Manœuvre, un mec qui nous parle à longueur de pages de rock rebelle et non-conformiste… à propos de rockeurs très stéréotypés et de rockeuses très épilées.

 

Rondes :

 

 

Il y a longtemps que la préférence de nombreux hommes pour les rondes n’est plus un tabou (l’a-t-il jamais été, d’ailleurs ?). A quand une étude IFOP sur les hommes qui les préfèrent non-épilées ?

 Vu que c’est Elle, le commanditaire de l’enquête, journal où l’on ne trouve pas trace d’une seule photo de femme « normale » et où l’on trouve par contre, moult publicités pour l’épilation, y’a de bonnes raisons de penser que l’on va devoir attendre encore.

 

Afghanistan :

 

Le général français commandant sur ce front (un 4 étoile SVP) à fait très fort traitant de stratèges de salon ceux qui le critique… et affirmant qu’une « victoire » à été remportée.

1.      On ne sait pas s’il a été lui-même souvent sur le terrain comme Leclerc, Patton ou Rommel, mais il n’était pas en 1ère ligne ce jour-là.

2.      Il ignore ce qu’est une victoire à la Pyrrhus. Encore 2 ou 3 « victoires » de ce type et les talibans ont gagné la guerre.

3.      On se demande comment il a eu ses 4 étoiles vu qu’il n’a pas été limogé. Récemment, des 5 étoiles ont été viré pour moins que ça.

 

La Rochelle : 

 

Les Francofolies du PS ont fait pété un câble à Ségolène : citant Juliette Greco, elle incite à s’aimer ou à disparaître. Pauvre fille : la politique, c’est par définition combattre ceux qui nous enc. au lieu de les encourager à continuer. Qu’elle se fasse aimer elle-même ! Car soyons clair, venant d’une frustrée sexuelle comme elle, son message n’a strictement rien à voir avec le slogan hippie bien connu, mais correspond à la définition de l’Amour totalement asexuée des religions à la cons qu’elle fayotte depuis qu’elle à rencontrer le Dallaï Lama.

Mets ton voile (celui que « Sa Sainteté » lui a offert par exemple) et disparaît !

 

Pour le reste, à lire la presse, le PS est devenu un véritable panier de crabes.

 

Botox :

 

 

Sans commentaires !

 

Rentrée scolaire :

 

 

Ça, c’est un truc qui m’a toujours défoncé de c… Comment se fait-il que livres et fournitures ne soient pas fournis par l’école ?

A mon bureau, c’est l’entreprise qui me fournit mon agrafeuse, mon stylo, mon bloc-notes, mon agenda, etc…

Vous vous voyez acheter vos fournitures de bureau au supermarché ?

Mais où passent nos impôts quand on pense que l’Education Nationale coûte plus que la Défense ? Quand on pense à ses écoles délabrées et ses profs mal payés ?

 

RSA :

 

Le Revenu de Solidarité Active ne sera pas financé par les riches pour cause de bouclier fiscal. C’est donc encore la classe moyenne qui va trinquer. Si Sarko continu comme ça, la classe moyenne va devenir (c’est déjà fait ?) la tranche supérieur des pauvres. Avec les aides sociales, certains pauvres sont même plus riches qu’eux.

On déteste la classe moyenne, ces koulaks, parce qu’ils font toujours pencher la balance aux élections en faveur des partis bourgeois. Ces cons se prennent pour des riches et c’est pour cela qu’ils morflent. « Bien fait ! » pourrait-on dire ; mais la classe moyenne est le lien entre pauvres et riches. C’est sa disparition après la crise de 29 qui a permis la prise du pouvoir par le fascisme ; c’est son inexistence qui a permis la même chose pour les fascistes rouges en 17 en Russie.

A faire disparaître cette classe moyenne, l’Histoire nous enseigne ce qui risque fort de se produire. Sarko joue encore là à l’apprenti sorcier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

Lire la suite
Publicité

Sportives non-épilées (1)

2 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #H2S

Sportives non-épilées (1)

 

Avec les JO, on se devait de faire un petit tour dans un passé pas si lointain pour y (re)découvrir ces stars qui nous ont fait rêver.

 

Et évidemment ces sportives est-allemandes qui nous amèneraient presque à éprouver de la nostalgie pour le communisme.

 

 

 

Katrin Krabbe

 

 


Heike Dreichler

 


Mais à l’époque, il y avait encore des exceptions à l’Ouest :

 

RFA :

 

 

Heide Rosendahl

 

 

 

 

 

Ulrike Meyfarth 



           
Steffi Graf

 

France :

 

 

Colette Besson

 

Portugal :

 

 

Mota Rosa

 

 

Lire la suite

Pub la + con (12)

2 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Rubrique

Pub la + con (12)

 

Reprise de cette autre importante rubrique suspendue depuis janvier dernier.

 

Au moment où l’ancien trotskiste (ce que peu de gens savent) José Bové s’apprête à rallier le NPA néo-trotskiste, une petite pub sur un sujet qui aurait du attirer l’attention de ce soit-disant défenseur de la bonne bouffe.

 

 

 

Viande bovine ? Une façon de nous dire que ce n’est pas une côte de bœuf… mais de la vache, de la barbaque, de la semelle, de la merde.

La côte de bœuf, en France (car aux USA, elle ne coûte rien) ce n’est pas à moins de 600 ex-francs le Kg. Alors, 10 fois moins, inutile de dire qu’il faut pas nous prendre pour des cons.

Par contre, sur la photo, de visu, les connaisseurs reconnaitrons bien du bœuf… sur la photo, bande d’empaffés !

 

Il est à signaler que chez le voleur de boucher du coin, sur l’étiquette, c’est marqué « côte de bœuf » et jamais « côte de vache » ni même « viande bovine ».

 

En supermarché, on trouve cependant la mention « vache à viande » ou « vache à lait » (la dernière est à peu près mangeable). Evidemment, le bœuf proprement dit y est là fort rare et la plupart du temps d’importation d’Europe de l’Est et d’une qualité très discutable (c’est du porc qu’on mange là-bas).

 

C’est quand même incroyable que dans le pays du « charolais », je n’ai jamais mangé de bœuf français. Il a fallu que j’aille aux USA pour découvrir à quoi ressemble cette viande au goût. Et effectivement, y’a pas photo comparé à la merde du boucher du coin qui prétend te vendre du bœuf pour 600 f le kilo… alors que c’est de la vache et qu’il le sait parfaitement, ce fumier de voleur.

Mais va le prouver !

 

Et Bové ne dénonce pas ça !

 

Et y’avait un diplôme « Meilleur ouvrier de France » au mur de son gourbis !

 

Quand au « rosbeef », on ne sait pas si c’est du bœuf dans les îles britanniques, mais en France, cela devrait plutôt s’appeler « roscow ». Aux USA, l’histoire du Far-West nous parle des cow-boys, pas des beef-boys. Là au moins, on ne nous bourre pas le mou.

 

A noter que l’on trouve du vrai bœuf argentin en France en restaurant argentin rue Mouffetard à Paris, et à un prix abordable.

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Polémique (2)

2 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Rubrique

Polémique (2)

 

Les statistiques officielles sont-elles justes ? Et même si elles ne sont pas fausses, veulent-elles dire quelque chose ?

 

Tout le monde a pu se rendre compte du décalage entre le chiffre INSEE de la hausse des prix et ce que tout le monde peut constater par soi-même au supermarché (et plus encore au marché ou chez le voleur du coin) ou dans les agences immobilières depuis le passage à l’€.

 

Un autre exemple :

 

 

Sans vouloir faire de racisme, qui voudra nous faire croire que les grecs travaillent plus que les scandinaves ?

 

L’année passée, nous avions même reçu un mail d’un de ces statisticiens reconnus qui nous affirmait le plus sérieusement du monde…. que les taux de natalité de pays comme l’Algérie et la Turquie étaient devenus inférieurs aux nôtres.

 

Ce qui est stupéfiant, c’est de savoir que dans les pays communistes, tout le monde (presque) sait que les stats sont fausses. En démocratie, parce que c’est une démocratie, presque tout le monde croit aux mensonges du pouvoir.

 

Voir les articles viol des foules :

 

http://poilagratter.over-blog.net/article-18566059.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-18734529.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19113447.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-18934429.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19277752.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19467367.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19737126.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19869774.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-19997163.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-20166577.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-20304048.html

 

   

 

 

Lire la suite

Bob Black (3)

2 Septembre 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Surpopulation & décroissance

Bob Black

Travailler, moi ? Jamais !

Partie 3

L'ESCLAVAGE VOLONTAIRE


Le travail bafoue la liberté. Selon le discours officiel, nous autres Occidentaux vivons dans des démocraties et jouissons de droits fondamentaux, alors que d'autres sont plus infortunés : privés de liberté, ils doivent subir le joug d'États policiers. Ces victimes obéissent, sous peine du pire, aux ordres, quel qu'en soit l'arbitraire. Les autorités les maintiennent sous une surveillance permanente. Les bureaucrates à la solde de l'État contrôlent jusqu'aux moindres détails de la vie quotidienne. Les dirigeants qui les harcèlent n'ont à répondre qu'à leurs propres supérieurs, dans le secteur public comme dans le privé. Dans les deux cas, la dissidence et la désobéissance sont punies. Des délateurs informent régulièrement les autorités. On nous présente tout cela comme étant le Mal.

Et en effet cette vision est effroyable, même si ce n'est rien d'autre qu'une description universelle de l'entreprise moderne. Les conservateurs, les ultra-libéraux et les démocrates de gauche qui dénoncent le totalitarisme sont des faux-culs, des pharisiens. Il y a plus de liberté dans n'importe quelle dictature vaguement déstalinisée que dans l'entreprise américaine ordinaire. La discipline qu'on applique dans une usine ou dans un bureau est la même que dans une prison ou un monastère. En fait, comme l'ont montré Foucault et d'autres historiens, les prisons et les usines sont apparues à peu près à la même époque. Et leurs initiateurs se sont délibérément copiés les uns les autres pour ce qui est des techniques de contrôle.

Un travailleur est un esclave à temps partiel. C'est le patron qui décide de l'heure à laquelle il vous faut arriver au travail et celle de la sortie - et de ce que vous allez y faire entretemps. Il vous dit quelle quantité de labeur il faut effectuer, et à quel rythme. Il a le droit d'exercer son pouvoir jusqu'aux plus humiliantes extrémités. Si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer: la fréquence de vos pauses-pipi, la manière de vous vêtir, etc. Hors quelques garde-fous juridiques fort variables, il peut vous renvoyer sous n'importe quel prétexte - ou sans la moindre raison. Il vous fait espionner par des mouchards et des cheffaillons, il constitue des dossiers sur chacun de ses employés. Répondre du tac au tac devient dans l'entreprise une forme intolérable d'insubordination - faute professionnelle s'il en est - comme si un travailleur n'était qu'un vilain garnement : non seulement cela vous vaut d'être viré mais cela peut vous priver de prime de départ et d'allocations-chômage. Sans y trouver plus de vertu ni de raison, on peut noter que les enfants, en famille comme à l'école, subissent un traitement fort comparable, qu'on justifie dans leur cas par leur immaturité postulée. Cela en dit long sur leurs parents et leurs professeurs, ces pauvres employés...

L'avilissant système de domination que je viens de décrire gouverne plus de la moitié des heures d'éveil de la majorité des femmes et de la multitude des hommes pendant des décennies, durant la majeure partie de leur existence. Dans certains cas, il n'est pas trop erroné de nommer notre système démocratie ou capitalisme ou, plus précisément encore, industrialisme ; mais les appellations les plus appropriées sont fascisme d'usine et oligarchie de bureau. Quiconque prétend que ces gens sont libres est un menteur ou un imbécile. On est ce que l'on fait. Si l'on s'adonne à un travail monotone, stupide et ennuyeux, il y a de grandes chances pour que l'on devienne à son tour monotone, stupide et ennuyeux. Le travail - l'esclavage salarié et la nature de l'activité qu'il induit - constitue en lui-même une bien plus valide explication à la crétinisation rampante qui submerge le monde que des outils de contrôle aussi abrutissants que la télévision ou le système éducatif.

Les employés, enrégimentés toute leur vie, happés par le travail au sortir de l'école et mis entre parenthèses par leur famille à l'âge préscolaire puis à celui de l'hospice, sont accoutumés à la hiérarchie et psychologiquement réduits en esclavage. Leur aptitude à l'autonomie est si atrophiée que leur peur de la liberté est la moins irrationnelle de leurs nombreuses phobies. L'art de l'obéissance, qu'ils pratiquent avec tant de zèle au travail, ils le transmettent dans les familles qu'ils fondent, reproduisant ainsi le système en toutes façons et propagent sous toutes ses formes le conformisme culturel, politique et moral. Dès lors qu'on a vidé, par le travail, les êtres humains de toute vitalité, ils se soumettent volontiers et en tout à la hiérarchie et aux décisions des experts. Ils ont pris le pli.
 
 

Nous sommes si liés au monde du travail que nous ne voyons guère le mal qui nous est fait. Il nous faut compter sur des observateurs venus d'autres âges ou d'autres cultures pour apprécier l'extrême gravité pathologique de notre situation présente. Il fut un temps, dans notre propre passé, où nul n'aurait compris ou admis l'"éthique du travail". Weber ne se trompe sans doute pas lorsqu'il établit un lien entre l'apparition de celle-ci et celle d'une religion, le calvinisme ; lequel, s'il s'est propagé à notre époque plutôt qu'il y a quatre siècle, aurait été immédiatement, et non sans raison, dénoncé de toutes parts comme étant une secte bizarroïde.

Quoi qu'il en soit, il nous suffit de puiser dans la sagesse de l'Antiquité pour prendre quelque recul par rapport au travail. Les anciens ne se leurraient pas sur le travail et leurs vues sur la question demeurèrent incontestées, mis à part les fanatiques calvinistes, jusqu'à ce que triomphe l'industrialisme - non sans avoir reçu la bénédiction de ces prophètes.

Imaginons un instant que le travail ne transforme pas les gens en êtres soumis et déshumanisés. Imaginons, à rebours de toutes notions psychologiques plausibles comme de l'idéologie même des thuriféraires du travail, que ce dernier n'ait aucun effet sur la formation du caractère. Et imaginons que le travail ne soit pas aussi fatiguant, ennuyeux et humiliant que ce que nous en savons tous, dans la douloureuse réalité. Même ainsi le travail bafouerait encore toute aspiration humaniste et démocratique, pour la simple raison qu'il confisque une si grande partie de notre temps. Socrate disait que les travailleurs manuels faisaient de piètres amis et de piètres citoyens parce qu'ils n'avaient pas le temps de remplir les devoirs de l'amitié et d'assumer les responsabilités de la citoyenneté. Il n'avait pas tort, le bougre. À cause du travail, nous ne cessons de regarder nos montres, quelle que soit notre activité. Le "temps libre" n'est rien d'autre que du temps qui ne coûte rien aux patrons. Le temps libre est principalement consacré à se préparer pour le travail, à revenir du travail, à surmonter la fatigue du travail. Le temps libre est un euphémisme qui désigne la manière dont la main d'oeuvre se transporte à ses propres frais pour se rendre au labeur et assume l'essentiel de sa propre maintenance et de ses réparations. Le charbon et l'acier ne font pas cela. Les fraiseuses et les machines à écrire ne font pas cela. Mais les travailleurs le font. Pas étonnant que Edward G. Robinson s'écrie, dans un de ses films de gangsters : "Le travail, c'est pour les débiles !"

Tant Platon que Xénophon attribuent à Socrate - et à l'évidence partagent avec lui - une conscience des effets nocifs du travail sur le travailleur en tant que citoyen et en tant qu'humain. Hérodote désigne le mépris du travail comme une vertu des Grecs classiques à leur apogée culturelle. Pour ne prendre qu'un seul exemple à Rome, Cicéron dit que "quiconque échange son labeur contre de l'argent se vend lui-même et se place de lui-même dans les rangs des esclaves". Telle franchise est rare de nos jours, mais des sociétés primitives contemporaines qu'on nous apprend à mépriser en fournissent des exemples qui ont éclairé les anthropologues occidentaux. Les Kapauku de l'ouest de la Nouvelle-Guinée ont, d'après Posposil, une conception de l'équilibre vital selon laquelle ils ne travaillent qu'un jour sur deux, la journée de repos étant destinée à "recouvrer la puissance et la santé perdues".

Nos ancêtres, aussi récemment qu'au XVIIIème siècle, alors même qu'ils étaient déjà bien avancés dans la voie qui nous a mené dans ce merdier, avaient du moins conscience de ce que nous avons oublié : la face cachée de l'industrialisation. Leur ardente dévotion à "Saint-Lundi" - imposant de facto la semaine de cinq jours  cinquante ans avant sa consécration légale - faisait le désespoir des premiers propriétaires de fabriques. Il se passa bien du temps avant qu'ils ne se soumettent à la tyrannie de la cloche, ancêtre de la pointeuse. En fait, il fallut remplacer, le temps d'une génération, ou deux, les adultes mâles par des femmes, plus habituées à l'obéissance, et des enfants, plus faciles à modeler selon les exigences industrielles.

Même les paysans exploités de l'Ancien Régime parvenaient à arracher à leurs seigneurs une bonne part du temps censé appartenir au service de ces derniers. D'après Lafargue, un quart du calendrier des paysans français était constitué de dimanches et de jours de fêtes. Tchayanov, étudiant les villages de la Russie tsariste - qu'on ne peut guère qualifier de société progressiste - montre de même que les paysans consacraient entre un cinquième et un quart des jours de l'année au repos. Obnubilés par la productivité, nos contemporains sont à l'évidence très en retard, en matière de réduction du temps de travail, sur ces sociétés archaïques. S'ils nous voyaient, les moujiks surexploités se demanderaient pour quelle étrange raison nous continuons à travailler. Nous devrions sans répit nous poser la même question.

Pour saisir l'immense étendue de notre dégénérescence, il suffit de considérer la condition première de l'humanité, sans gouvernements ni propriété, alors que nous étions nomades chasseurs et cueilleurs. Hobbes présumait que notre existence était alors brutale, désagréable et courte. D'autres estiment que la vie, dans les temps préhistoriques, n'était qu'une lutte désespérée et continuelle pour la survie, une guerre livrée à une Nature impitoyable, où la mort et le désastre attendaient les malchanceux et tous ceux qui ne pouvaient relever le défi du combat pour l'existence. En fait, il ne s'agit là que du reflet des peurs que suscite l'effondrement de l'autorité gouvernementale au sein de groupes humains accoutumés à ne pas s'en passer, tels que l'Angleterre de Hobbes pendant la guerre civile. Les compatriotes de Hobbes avaient pourtant découvert des formes alternatives de société, indiquant qu'il existait d'autres manières de vivre - parmi les Indiens d'Amérique du Nord,ut particulièrement - mais déjà trop éloignés de leur propre expérience pour qu'ils les assimilent. Seuls les gueux, dont les frugales conditions d'existence étaient plus proches de celles des Indiens, pouvaient les comprendre et, parfois, se sentir attirés par leur mode de vie. Tout au long du XVIIIème siècle, des colons anglais firent défection pour aller vivre dans les tribus indiennes ou, captifs de ces dernières, refusèrent de retourner à la civilisation, tandis que les Indiens ne faisaient jamais défection pour aller vivre dans les colonies blanches - pas plus que les Allemands de l'Ouest n'escaladaient naguère le mur pour demander l'asile en RDA...

La version "lutte-pour-la-vie" du darwinisme - à la Thomas Huxley - reflète plus les conditions économiques de l'Angleterre victorienne qu'une approche scientifique de la sélection naturelle, ainsi que l'a démontré l'anarchiste Kropotkine dans son livre L'Aide mutuelle, un facteur d'évolution - Kropotkine était un savant, un géographe qui eut, bien involontairement, l'occasion d'étudier la question sur le terrain lors de son exil en Sibérie : il savait de quoi il parlait. En revanche et à l'instar de la plupart des théories sociales et politiques, l'histoire que Hobbes et ses successeurs racontent n'est qu'une autobiographie par inadvertance.

L'anthropologue Marshall Sahlins, étudiant les données concernant les chasseurs-cueilleurs contemporains, fit exploser le mythe forgé par Hobbes, dans un texte intitulé Âge de pierre, âge d'abondance. Les chasseurs-cueilleurs travaillent beaucoup moins que nous, et leur travail est difficile à distinguer de ce que nous considérons relever du jeu. Sahlins en conclut que "les chasseurs-cueilleurs travaillent moins que nous et que, plutôt que d'être une harassante besogne, la quête pour la nourriture est occasionnelle ; leurs loisirs sont abondants et ils consacrent plus de temps à la sieste que dans aucune autre forme de société". Ils "travaillent" en moyenne quatre heures par jour, si toutefois on peut nommer "travail" leur activité. Leur "labeur", tel qu'il nous apparaît, est hautement qualifié et développe leurs capacités intellectuelles et physiques ; le travail non qualifié à grande échelle, observe Sahlins, n'est possible que dans le système industrialiste. L'activité des chasseurs-cueilleurs correspond ainsi à la définition du jeu selon Friedrich Schiller : la seule occasion qui permette à l'homme de réaliser sa pleine humanité en donnant libre cours aux deux aspects de sa double nature, la sensation et la pensée. Voici ce qu'en dit le grand poète : "L'animal travaille lorsque la privation est le ressort principal de son activité et il joue quand c'est la profusion de ses forces qui est ce ressort, quand la vie, par sa surabondance, stimule elle-même l'activité".

Le jeu et la liberté sont, en matière de production, coextensifs. Même Marx, qui malgré toutes ses bonnes intentions appartient au panthéon productiviste, observait qu'"il ne saurait y avoir de liberté avant que ne soit dépassé le point où demeure nécessaire le travail sous la contrainte de la nécessité et de l'utilité extérieure". Il ne parvint jamais à se convaincre lui-même d'identifier clairement cette heureuse circonstance pour ce qu'elle est : l'abolition du travail, l'auto-supression du prolétariat - cela pouvait, après tout, paraître paradoxal,siècle passé, d'être à la fois pro-travailleur et anti-travail. Plus maintenant.

L'aspiration à revenir ou à avancer vers une vie débarrassée du travail transparaît dans tous les traités d'histoire sociale et culturelle sérieux de l'Europe préindustrielle, parmi lesquels on peut citer Englandin Transition de Dorothy George ou Popular Culture in Early Modern Europe de Peter Burke. Tout aussi pertinent est l'essai de Daniel Bell, Work and its Discontents, à ma connaissance le premier texte à s'étendre aussi longuement sur la révolte contre le travail. Comme le note Bell, l'Adam Smith de La Richesse des nations, malgré son enthousiasme éperdu pour le marché et la division du travail, était bien plus conscient de l'aspect peu reluisant du travail que ne le sont les économistes de l'école de Chicago et tous les modernes épigones de Smith. Ce dernier observait avec franchise : "L'intelligence de la majeure partie des hommes est nécessairement formée par leur emploi habituel. L'homme dont la vie se passe à effectuer quelques gestes simples n'a guère l'occasion d'exercer son intelligence. Il devient généralement aussi stupide et ignorant qu'il est possible à une créature humaine de l'être..." Voilà, en quelques mots directs, ma critique du travail. Belle écrivait en 1956, en plein âge d'or de l'imbécillité et de l'autosatisfaction dans l'Amérique d'Eisenhower, mais il décrivait de manière prémonitoire le malaise inorganisé et inorganisable des années 70 qui s'est perpétué depuis et qui est impossible à récupérer par quelque tendance politique que ce soit, qu'on ne peut exploiter et qu'on feint donc d'ignorer. Ce problème est la révolte contre le travail. Les économistes néo-libéraux - les Milton Friedman et ses Chicago Boys - n'en parlent jamais dans leurs textes parce que, pour emprunter à leur jargon et comme on dit dans Star Trek : It does not compute. "Ça ne se calcule pas".


 

 

Lire la suite
Publicité