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le blog poilagratter

Le viol des foules (3)

21 Avril 2008 , Rédigé par momo Publié dans #Sociétal

Le viol des foules (3)

 

La publicité

 

C’est la petite dernière arrivée dans la famille, mais elle va très vite se hissée au niveau des grandes.

Au début, il y avait la « réclame ». Elle remonte à l’Antiquité et ne vise que le client, le consommateur.

La réclame apparaît ensuite un peu partout et notamment dans les nouveaux médias, cinéma, radio et en 1968, télévision.

Cette dernière avancée va produire une révolution et la réclame va se transformée en publicité environ 10 ans plus tard. Cette transformation se produit au moment du changement d’époque où l’on passe d’une sexualité hippie anti-bourgeoise au sexe consumériste de l’époque disco-Madonna. Ce n’est pas un hasard, c’est constitutif de ce changement d’époque.

 

Quelle est la différence entre la réclame et la publicité ? La réclame, on l’a vu ne s’adresse qu’aux clients, aux consommateurs. La publicité, elle, s’adresse à tous les intervenants du produit ; non seulement les clients car il faut bien en vendre quand même, sans quoi la boîte ferait faillite ; mais aussi les fournisseurs, les banquiers et surtout les actionnaires.

En effet, si la réclame ne vendait que le produit ; la publicité, elle, vends l’entreprise. Où plutôt l’ « image » de l’entreprise.

 

La publicité va surtout induire des changements comportementaux impensables avec la réclame.

Avec la réclame, on voyait parfois des hommes-sandwichs dans les rues, des personnes payées, rémunérées pour faire de la réclame.

Avec la publicité, les jeunes des cités sont tous des hommes-sandwichs… mais payent au lieu d’être payés pour faire de la publicité pour la marque à l’accent présent sur leurs tee-shirt, casquettes et autres baskets.

Impensable à l’époque hippie, où par anti-capitalisme, soit on achetait des fringues dégriffées, soit on arrachait immédiatement la griffe de peur de se faire traiter de valet du capitalisme et de l’impérialisme.

Aujourd’hui, on voit des jeunes manifester contre les USA en Irak et arborer la griffe de l’équipementier de son armée. Et en plus il payent pour cela, car la fringue avec griffe est plus chère. Bande de cons ! Moi, faudrait qu’on me paye pour faire de la publicité.

 

On ne peut pas parler de viol, car ils sont consentants… et idiots.

Mais laissons ces crétins à leur sort, ils sont incurables.

 

Car la publicité va plus loin que ces abrutis et avec l’épilation on aborde un cas où l’on peut avancer la théorie du viol.

Jocelyn du MIEL (www.ecologielibidinale.org) a développé dans sa thèse de maîtrise l’idée du caractère normatif obligatoire et non écrit de l’épilation féminine. Difficile en effet pour une femme qui travaille à un guichet de rester bien longtemps épaules découvertes et aisselles non-épilées sans recevoir rapidement remontrances et menaces du chef. Pire, dès l’école, les adolescentes sont soumises aux lazzis, voir agressions physiques des connes qui s’y sont soumises.

 

Du temps des pays de l’Est, il y avait 1 indic pour 10 locataires dans une cage d’escalier. Concernant l’épilation, nous avons 9 indics du Système pour parfois 1 résistante sur 10 cages d’escaliers.

 

En fait l’épilation (et la publicité) va encore beaucoup plus loin. On aborde le concept de « produitisation » des masses. Le produit n’est plus seulement la crème dépilatoire, le fabriquant va plus loin que la recherche d’une meilleur image pour son entreprise ; il a transformé la femme elle-même en produit.

Il l’a modifié en faisant croire que SEUL les hommes ont du poil et que les femmes sont SANS poils pour les obliger à satisfaire aux canons qu’ils ont fixés unilatéralement.

« Ça commence par l’épilation, ça finit sur la table d’opération » est un slogan d’une de nos affiches. De l’épilation, on aboutit ensuite logiquement à la chirurgie esthétique avec ses accidents et ses conséquences dramatiques sur le plan… esthétique, nonobstant ses non moins ravages encore plus grands sur le plan psychologique. L’Espagne, où les femmes non-épilées ont quasi disparues est la plus touchée par la chirurgie esthétique qui touche aussi les adolescentes.

C’est là-bas, devenu un véritable problème sociétal national, un endroit idéal pour faire fortune lorsque l’on est psy.

 

Ce n’est pas un hasard si nous avons fait du combat anti-épilation notre cheval de bataille malgré tous les bâtons que nous mettent dans les roues, non pas les fabricants (nos ESE ont eu peu d’impact jusqu’à présent), mais les communistes qui voient là apparaître une dangereuse concurrence pour eux dans le discours anti-capitaliste et anti-mondialiste.

Ils voient surtout dans la dénonciation du viol des foules qu’est l’épilation, le risque non nul (et à juste titre) de la dénonciation de ce qu’ils pratiquent eux-mêmes en politique.

 

 

 Recopiez et distribuez autour de vous ce papillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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