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le blog poilagratter

Epilation

29 Janvier 2007 , Rédigé par maurice Publié dans #H2S

                   

                             L'épilation sous les bras* (ESB)

 

*ce concept s'applique aussi à l'épilation des jambes, des bras, du maillot, du léger duvet que l’on trouve aux tempes et à la place de la très masculine moustache, etc...

 

 

 

Si on essaye de comprendre le pourquoi de l'ESB (Épilation Sous les Bras [à ne pas confondre avec encéphalite spongiforme bovine]), on peut trouver un certain nombre d'arguments, ou plus exactement de mobiles (car il s'agit d'une forme de mutilation), tous fallacieux.

 

 

 

Tentative de classification des arguments pro-épilateurs

 

1. L'argument hygiénique :

 

Certains disent que des aisselles poilues puent. (Il y a certainement aussi le fait que les français ayant la réputation d'être sales, c'est une des raisons explicatives possibles au fait que la France est le pays où les femmes s'épilent le plus au monde sous les bras). Alors, il faut en conclure que les hommes puent, car rares sont les hommes qui s'épilent. De plus c'est la peau qui produit sueur et odeur, et non ces malheureux poils.

 

 

 

Au contraire le rôle des poils est justement de contrôler la sudation. La suppression des odeurs corporelles et de l'émission de phéromones qui résulte de l'épilation (et aussi de l'usage des déodorants et parfums) supprime la communication émotionnelle ce qui entraîne des conséquences néfastes sur les relations. De plus la disparition des poils sur les membres diminue la sensibilité au toucher et la sensualité des caresses. La réalité de ce mensonge apparaît d'emblée lorsque l'on comprend que l'épilation n'a finalement aucune autre finalité que de vendre des produits dépilatoires auxquels il faudra rajouter des produits anti-odeurs et anti-sueurs outre des produits apaisants après-rasage ou post-épilatoire. Triple et même quadruple bonus pour les patrons des grosses boîtes capitalistes spécialisées.
Lorsque l'on prend conscience que l'épilation n'est pas une mode, mais bien un marché ; qui s'étend de plus en plus depuis 50 ans (en Europe) et surtout 10  à 15 ans ; qui touche maintenant une majorité écrasante de la tranche d'âge 15-25 ; et qui vise à terme une population de 3 milliards de femmes. Là, on ne rigole plus.
D'autant moins qu'il semble que l'usage de cosmétiques combiné à l'épilation joue un rôle dans la formation du
cancer du sein.

 

 

 

2. L'argument esthétique :

 

Certains disent que des aisselles poilues sont inesthétiques. Ah bon ! Depuis quand ?
Les critères de beauté ne cessent de changer en fonction des époques et des cultures, ils sont donc totalement relatifs (comme on le verra plus bas, de nouveaux critères apparaissent actuellement aux USA).
Pourquoi les poils sous les aisselles des femmes (et sur les jambes, les bras...) seraient-ils moches aujourd'hui alors qu'ils ne l'étaient pas il y a vingt ans ? Comment et pourquoi cette idée s'est-elle répandue dans la population ?

 

 

 

De fait il s'agit d'un véritable conditionnement, un bourrage de crâne. Cette idée est martelée, explicitement ou non, par les médias : magazines féminins, publicité... pour les raisons économiques qui ont été exposées au paragraphe précédent. Nombre de tableaux de peintres réputés du temps passé montre des femmes non-épilées sous les bras sans que personne n’y ait vu hier, ou n’y voit aujourd’hui encore un …inesthétisme 

 

 

 

3. La pression psychologique :

 

L'aspect psychologique est déterminé par le regard des autres, accusateur, inquisiteur, qui oblige tout un chacun à faire comme tout le monde. La preuve de cette logique de mouton, de ce suivisme, est que beaucoup de femmes ne s'épilent qu'en été, et beaucoup de celles qui ne le font pas, cachent honteusement leurs poils. Cela révèle assez bien l'ampleur du tabou qu'il faut absolument abattre et l'énorme travail de déculpabilisation à accomplir.
Hors, il est indéniable que les poils sous les bras sont un élément de la personnalité au même titre que la chevelure. Leurs diversités et variétés sont aussi nombreuses que pour les cheveux. Leurs suppressions sont révélatrices de la volonté d'uniformisation de la mondialisation.

 

 

 

Suivisme et Uniformisation sont les 2 bracelets des menottes de notre esclavage.

 

 

 

Marx et Marcuse ont démontré depuis longtemps que ce qui caractérise les esclaves, depuis sa suppression officielle de 1848, c'est justement l'ignorance des intéressés de leur état.

La publicité, la presse « jeune » et « féminine », la mode jouent évidemment un rôle important, mais l’épilation est tellement rentrée dans les mœurs et la pression des « autres » a pris un tel poids qu’elles jouent presque un rôle second. Comme si le terrain était totalement conquis sans que la moindre résistance ne se manifeste, la moindre prise de maquis ne se pointe à l’horizon. « Surtout pas de vagues » semble être la devise des publicistes. Cela va jusqu'à ne pas montrer le moindre poil lorsque l’on vante un rasoir ou une crème de rasage pour femme… et personne ne remarque l’absurdité du rasage d’une aisselle ou d’une jambe… totalement et complètement déjà épilée. Outre la preuve manifeste que les masses sont complètement tombées en esclavage sur cette question, totalement lobotomisées, sans réactions aucunes ; il s’agit aussi de ne pas montrer le moindre poil pour ne pas provoquer un réaction contraire du style : « Ah ! ben, c’était mieux avec les poils ». Il y a là aussi du tabou sexuel, comme ne pas montrer dans la pub de poils pubiens. On ne sait jamais ! Montrer des poils axillaires pourrait susciter des désirs qu’il ne vaut mieux ne pas réveiller.

Pire, on ne trouve pratiquement pas de pub pour l’épilation. Pourquoi faire puisque la pub pour les autres produits s’en charge. Une voiture, un meuble en kit, un parfum, une assurance, etc… sont souvent accompagnés d’une femme affichant ostensiblement ses aisselles nickel.

  

 

 

 

4. La pression sociale et professionnelle :

 

"L' ESB est nécessaire a ma promotion sociale et à ma carrière professionnelle" : pour celles-là, on ne peut rien faire ! "Parce que mon patron me le demande" : pour celles-ci, il faudra envisager de protéger juridiquement nos amies et poursuivre les patrons en Justice pour "harcèlement sexuel et discrimination sexiste" car si pour les hommes, on peut virer le costard à la sortie du bureau, difficile pour les femmes de remettre les poils.

 

 

 

Origine historique, religieuse et patriarcale

 

L'ESB est probablement d'origine égyptienne pharaonique vers 3 000 av-JC. C'est vers cette date qu'est inventée la guerre (par les cavaliers nomades aryens descendant des steppes d'Asie centrale et pour s'en défendre apparaît à ce moment les fortifications autour des villes). Ceci eu pour résultat l'émergence de la première classe dominante exclusivement masculine : celle des guerriers.
Conséquence : transformation de la classe non dominante et mixte des chamans en une seconde classe dominante exclusivement masculine : celle des prêtres.
Face aux barbares poilus, le poil est prohibé comme on peut le voir sur les fresques égyptiennes. Même les prêtres se rasent le crâne. En Mésopotamie, il n'en est rien comme l'illustre les bas-reliefs assyriens, babyloniens et perses. Ne parlons même pas des hittites qui sont aryens comme les perses.
C'est donc certainement à Moïse ("Prince d'Égypte" qui a emprunté beaucoup de choses à l'Égypte dont le dieu unique lui-même emprunté par les égyptiens aux nubiens) que l'on doit d'avoir exporté cette mode vers l'Est, et d'être ainsi à l'origine de cette tradition juive et musulmane.

En outre, l’Egypte ancienne est probablement la religion la plus thanateunique de tous les temps avec ses immenses tombeaux et des rites tournant systématiquement autour de la mort. Sigmund Freud a parfaitement démontré l’opposition entre Eros et Thanatos. L’épilation est indéniablement liée à la mort, à la soumission et s’oppose viscéralement à l’érotisme, à l’affirmation, notamment de la femme, dans la sexualité. Le fait que les films X présentent quasiment tous des femmes épilées sous les bras (et souvent intégralement) en constitue une preuve. Il n’y a que peu d’érotisme dans le X où ce n’est que tronche et soumission. On n’y baise pas, on tronche dans ces films, ce qui n’est pas la même chose. Faire l’Amour et « tirer son coup » non plus.

Notons aussi que dans les religions musulmanes et juives, l'épilation complète des femmes est souvent imposée : il s'agit ici de bien marquer la différence des sexes (les hommes ayant eux droit au poil). Cette horreur de la confusion des genres est un trait commun aux religions monothéistes.

 

 

 

Cela nous fait donc deux bonnes raisons de combattre l'ESB puisque la religion (opium du peuple) et le capitalisme sous-tendent le patriarcat autoritaire.

Pour en revenir à l’Egypte, la conquête grecque d’Alexandre et la rencontre avec l’autre grande civilisation patriarcale vainqueur de la Troie matriarcale et de la Perse poilue, n’arrangea pas les choses.

L’épilation se répandit dans le monde hellénistique, puis romain, puis chrétien jusqu’au retour du poil au Moyen-Age. Jeanne d’Arc l’était-elle ?  Certainement ! (C’est ce qu’ont rectifié nos anciens partenaires d’une manière très stalinienne). L’original du MP1PM dit au contraire que Jeanne était non-épilée évidemment. On la voit d’ailleurs (Milla Jovovich) dans le film de Besson se couper les cheveux à la façon des hommes pour ressembler à ces derniers. Ce n’est évidemment pas pour faire le contraire aux aisselles.

Nos anciens partenaires, outre des staliniens aux méthodes qui rappellent ce qu’en dit 1984 de Georges Orwell (ils ont fait disparaître jusqu’à la mémoire du MP1PM comme Staline a fait disparaître Trotsky de la Révolution de 1917… sauf qu’ils sont pire ; car vu que nous sommes les inventeurs du discours, c’est aussi Marx, Engels et Lénine que ces staliniens de carnaval ont fait disparaître).


Après la défaite de Napoléon, la pudibonderie victorienne s’empara du Monde, Extrême-Orient inclus, notamment le Japon, société hyper patriarcale, et l’apparition du cinéma fin XIXème remis l’épilation en vigueur.   
         Aujourd'hui, c'est en plus devenu un marché capitaliste repris par la troisième classe dominante (qui supplanta même la première et se subordonna la deuxième) devenue la principale et super-classe dominante.
          Depuis 1994, les femmes épilées sont devenues ultra-majoritaires en France. Quelques pays font de la résistance (Allemagne, Irlande), mais c’est dans les pays méditerranéens, là où les femmes sont les plus poilues (Portugal surtout, mais aussi Espagne, Italie, Grèce) où la chasse aux poils a pris une proportion démesurée, aidée en cela par des plaisanteries douteuse (sur les portugaises surtout). Quelle désespérance que de voir un tel massacre. On aurait presque envie de leur dire : « A quoi ça sert d’être portugaise si t’as pas de poils ? »

Dans l’Amérique hispanique, par contre, c’est l’inverse. Pour la population féminine issue des espagnols, le poil est un moyen d’affirmer leur différence avec la population d’origine indienne, moins poilue. Le cas de la peintre Frida Kahlo, maîtresse de Trotsky, est significatif. Mais aujourd’hui cela tend à disparaître, la différence, c’est aussi le pognon et depuis que l’épilation est devenue un marché, les hispanique d’origine s’épilent de plus en plus. La différenciation bourgeoisiale supplantant rapidement la différenciation ethnique.

Avec la chute de l’URSS, l’épilation s’est répandue comme une traînée de poudre en Europe de l’Est. Du temps du communisme, c’était suspect de bourgeoisisme. Aujourd’hui, il y a paradoxalement plus de femmes non-épilées dans l’ex RFA que dans l’ex RDA.

L’autre paradoxe nous vient des USA. Dans les années 50, 60, 70, 80, les américaines épilées se moquaient des femmes européennes et de leurs aisselles poilues. Maintenant que les européennes se mettent  à l’épilation, les USA font marche arrière. Ce n’est pas un hasard que ce soit à Seattle que Pamela Winter ait percé en pleine vague Grunge animée par Kurt Cobain et Nirvana. C’est aussi à Seattle que percera l’alter-mondialisme. Même la côte Est est touchée dans sa sphère Underground. D’abord Patti Smith, puis Kim Gordon de Sonic Youth (qui parrainera Nirvana à leurs débuts) et plus récemment Amanda Palmer des Dresden Dolls. Le succès initial de la canadienne Peaches, égérie d’Iggy Pop, est surtout du à sa pilosité plus qu’a sa musique minimaliste. En France, Catherine Ringer des Rita Mitsouko fut longtemps la seule à ne pas s’épiler. Mais ancienne actrice X (et des plus hard introduisant des pratiques sexuelles peu répandues même dans le X de cette époque), non conformiste par nature, elle ne pouvait prétendre qu’a un rôle de porte-drapeau d’une marginalité contrairement aux USA où cela commence à dépasser sérieusement le cadre lui-même marginal de l’Underground. Les aisselles natures suivent la même voie que le pop-art d’Andy Warhol : vers la lumière, le jour et la reconnaissance. Une lueur d’espoir, le bout du tunnel qui se profile à l’horizon pour notre combat… et qui nous vient encore une fois des USA. Il ne reste plus à Laetitia Casta qu’à enfoncer le clou après le ballon d’essai du Grand Appartement. Imaginez ! Le top modèle N° 1 français, le modèle des Mariannes des 36.000 mairies de France ! On pouvait pas rêver mieux qu’elle !

Argumentaire pro-poils et érotique

 

 

 

La Nature a mis des poils là, non seulement parce qu’ils contrôlent odeurs et sudation, mais aussi pour leur fonction érotique (et c’est pour cela qu’ils sont traqués). Les 3 principales pilosités du corps sont :

 

1.      La chevelure et nul ne pourrait nier leur caractère érotique (la plus belle parure de la femme). Imaginez une Claudia Schiffer chauve ? Rappelez-vous du scandale que provoqua Sinéad O’Connor lorsqu’elle se rasa le crâne.

 

2.      La pilosité pubienne. Bon là, y a pas photo ! C’est évidemment érotique et lié au sexe.

 

3.      La pilosité axillaire reliée aux seins manifestement et donc aussi au sexe et à l’érotisme comme le prouve les réactions des pudibonds à son encontre pour ce motif (avoué qui plus est).

 

Est-il besoin de s’étendre plus longtemps sur une évidence ?

Notons que d’autres pilosités moindres ne sont pas sans provoquer du désir érotique. Pas forcément celles des jambes et des cuisses bien que leurs rôles soit loin d’être nul ; mais les plus érotiques de ces « petites » pilosités sont paradoxalement les plus petites des petites : un fin duvet à la place de la mâle moustache des hommes si c’est un fin duvet, un autre duvet plus important et soyeux aux tempes descendant sur le haut des joues à la place de la mâle barbe des hommes donnent au visage féminin vue de près une puissante dimension érotique et une irrésistible envie d’embrasser. Les poils sur les avant-bras donnent envie de toucher, de caresser, de prendre son amie par la main. C’est une invite à la séduction, à la drague, aux câlins, au flirt, à faire l’Amour dans toutes les règles de l’Art. Le « maillot », ces poils qui dépassent de la petite culotte ou du maillot de bain : quoi de plus excitant mesdames ? Vraiment pas la peine, inutile même, d’investir dans cette coûteuse lingerie pour un résultat et un effet émoustillant au bout du compte bien moindre ; puisque le seul intérêt de cette lingerie est d’y voir ces poils dépasser ou de se laisser deviner par transparence... miam ! Quand aux poils sur le ventre,  cette fine ligne soyeuse qui s’étend au nord et au sud du nombril : indispensables aux préliminaires les plus mutins.

 

Que dire de plus !

Si ! N’oublier pas le préservatif !

 

 

 

Quelques stars ne pratiquant pas l'ESB, ou ne l’ayant pas pratiqué à un moment donné de leurs carrières.

 

 

·  Catherine Ringer : de Rita Mitsouko, jamais épilée depuis toujours

 

 

 

·  Patti Smith (et l'arbore ostensiblement sur la pochette de l'album "Easter")

 

 

 

·  Peaches : de son vrai nom Merrill Nisker, canadienne anglophone, underground electro, hyper-provo (viens de s'épiler récemment, hélas)

 

 

 

·  Coors : clip de "Would you be happier" mais les poils sont postiches et c'est pour s'en moquer.

 

 

 

·  Grunge : courant musical post-hippie sur la côte Nord-Ouest des États-Unis centré sur Seattle, mais aussi Portland et Vancouver, développé par Nirvana et Kurt Cobain où l'ESB est totalement prohibé (sauf par Courtney Love)

 

 

 

·  Sonic Youth : le groupe de Kim Gordon, elle-même non épilée bien sur, qui a parrainé Nirvana à leurs débuts.

 

 

 

·  Agnetha : la blonde du célèbre groupe suédois ABBA. (groupe qui a inventé les clips, a été le 1er groupe blanc à faire du disco et a été le 1er a déposé leur nom comme marque commerciale)

 

 

 

·  Nina Hagen, la célèbre rockeuse punk est-allemande.

 

 

 

·  Amanda Palmer : La rousse et talentueuse pianiste-chanteuse du duo des Dresden Dolls ; groupe, qui plus est jeune et récent, de Boston.

 

 

 

·  Madonna : et oui ! au tout début de sa carrière.

 

 

 

·  An Pierlé

 

 

 

·  Ani di Franco

 

 

 

·  Paula Cole

 

 

 

Cinéma

 

·  Marie Trintignant (dans ses premiers films) dont la tragique disparition, victime du patriarcat autoritaire, illustre parfaitement le bien fondé de notre lutte

 

 

 

·  Béatrice Dalle (dans 37,2°C le matin)

 

 

 

·  Sandrine Bonnaire (dans Sans toit ni loi)

 

 

 

·  Dominique Blanc (dans ses premiers films et superbement poilue, quel dommage d'avoir rasé cela)

 

 

 

·  Victoria Abril (dans ses premiers films - période Almodovar - et superbement poilue (dans « Kika » notamment)

 

 

 

·  Sophia Loren (au tout début de sa carrière)

 

 

 

·  Pénélope Cruz (et oui !  Dans Capitaine Corelli)

 

 

 

·  Bernadette Lafont (dans La fiancée du pirate)

 

 

 

·  Sylvana Mangano (dans Riz amer).

 

 

 

·  Dephine Seyrig (dans Jeanne Dielman)

 

 

 

·  Léa Massari (dans ses débuts italiens)

 

 

 

·  Kate Winslet dans Holy Smoke, 1999

 

 

 

·  Asia Argento

 

 

 

·  Et tout récemment, Laetitia Casta qui vient de rejoindre le club avec le film de Pascal Thomas « Le Grand Appartement ». Dans un véritable coming-out, elle y défend avec force conviction ses aisselles poilues. (à croire qu’elle est tombée sur nos sites Internet, ce qui n’a rien d’étonnant… et tant mieux !)

 

 

 

 

Concernant le cinéma, on a notamment découvert que c'est la MPAA (commission de censure américaine) qui a interdit dans un code, dès les débuts du cinéma, fin XIXème, de montrer des aisselles poilues dans les films, ces poils étant assimilés aux poils pubiens. C’est la raison pour laquelle les actrices non épilées sont si peu nombreuses outre-atlantique.

 

 

 

 

Rappelons que ce n’est qu’en 1953 avec Marilyn Monroe que l’on peut voir les seins (in le N° 1 de Playboy qui fit scandale) et que ce n’est que vers le milieu des seventies que le sexe est enfin montré après les succès d’Emmanuelle et d’Histoire d’O.

 

Entre ces 2 dates, soit 20 ans, les photos et les films où les actrices apparaissent nues sont fait de telle manière que l’on ne voit pas les poils de pubis. Pour ce qui est des aisselles où il est plus difficile de masquer la pilosité, l’épilation et le rasage se sont imposés. C’est en grande partie pendant ces 20 années (et à la loi) que l’industrie anti-poils a pu parfaire et imposer ses produits et ses discours mensongers sur le poil toujours en vigueur aujourd’hui (malgré la quasi disparition des contraintes législatives) [voir le chapitre sur l’argumentaire hygiéniste plus haut].

 

Sports

 

·   Presque toutes les athlètes féminines des pays de l'Est avant 1992. Citons en vrac, Heide Rosendahl, Marita Koch, Petra Falke, Ulrike Meyfarth, Katrin Krabbe et Heike Dreichler pour la RDA notamment. Depuis 1992 et la disparition de l’URSS ces sportives à qui l’on avait imposé (sans souvent qu’elles le sache) les produits « masculinisant » des communistes, se jetèrent sur les produits soi-disant « féminisant » de l’Occident. A PàG, on avoue dans les couloirs une nette préférence pour Heike Dreichler « avant ».

 

 

 

·   Mota Rosa, Portugal, Marathon.

 

 

 

§  Colette Besson, médaille d'or du 400m à Mexico en 1968.

 

 

 

§   Steffi Graf, Tennis.

 

 

 

Politique

 

·  Dominique Voynet : s'épile, ce qui n'est pas très écolo de même que Ségolène Royal, Corinne Lepage, etc…

 

 

 

·  Arlette Laguiller : ? mystère... On ne lui connaît aucune photo épaules découvertes. De même pour Marie-George Buffet. Cela en dit assez long sur le caractère sexuel-répressif du communisme. Par contre, on a vu Clémentine Autain épaules découvertes… mais bien sur, aisselles épilées. Vous noterez aussi que toutes ces communistes ont en commun d’avoir le poil court sur la tête. Là aussi, c’est très parlant ! Chez les capitalistes, c’est pas mieux ! regardez Laurence Parizot.

 

 

 

·  Ingrid Bétancourt : ne s'épile plus depuis 5 ans, les FARK refusant de lui prêter un rasoir. On attend avec impatience sa libération pour voir çà.

 

 

 

·  Claudie Haigneré : lors de son premier vol sur Soyouz TM 24 (1996)

 

 

 

·  Angela Merckel, Chancelière d’Allemagne.

 

 

 

Liste non exhaustive : à vous de nous en communiquer d'autres.
Ce sera d'ailleurs l'objet de notre prochain concours, mais vous pouvez déjà participer et jouer par anticipation.

 

 

 

Nous aussi cherchons des modèles bénévoles à photographier pour illustrer ce blog (intégrer notre galerie des résistantes) et montrer aux femmes qui subissent la pression épilatoire que l'on peut être belle et séduisante avec des poils. Vous pouvez aussi nous faire part de votre expérience (nous publierons vos témoignages de façon anonyme).

 

 

 

Avertissement pour les jeunes filles qui ne se sont jamais épilées :

 

Ne commencez jamais car une fois qu'ils ont étés coupés ou arrachés les poils ne repoussent pas aussi doux et soyeux qu'à l'origine. Il suffit d'une fois pour produire un effet irréversible. Ensuite plus vous vous raserez (et épilerez) plus la repousse sera drue et rêche.  Qui plus est, elle est souvent aussi irrégulière. Résultat, s’épiler sous prétexte d’une très discutable esthétique conduit au résultat inverse.

 

 

 

Autres réflexions sur le sujet

 

Le film « L’Amour extra-large » (2001) des frères Farrelly avec Jack Black et Gwyneth Paltrow.

 

 

 

Les dialogues sont succulents et peuvent parfaitement se transposés pour les filles « poilues » qui se croient moches et qui croient que l’on se moque d’elles lorsqu’un homme qui aime les femmes « natures » leurs dit qu’elles sont belles.

 

 

 

 

 

 

 

La résistance s'organise avec un évènement annuel : L'été sans épilation, lancement le 1er mai.

 

 

 

                                       En cette année 2007, ce sera la 3ème campagne.

 

 

 

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