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le blog poilagratter

Le passéisme

4 Juin 2009 , Rédigé par momo Publié dans #Histoire

Le passéisme ; ou plutôt, les passéismes : essai d’une définition.

 

Dans « Psychologie de masse du fascisme », Wilhelm en donnait une définition à propos des communistes qui l’avait exclu à 2 reprises, en Autriche et en Allemagne. Le marxisme, écrivait-il, était une idéologie vivante, novatrice du temps de Marx. Depuis sa mort, c’est devenu une idée stérile, morte… passéiste. Henri Bergson, pourtant issue d’une famille politique très différente, ne disait pas mieux en parlant « de la fainéantise intellectuelle des propriétaires officiels du marxisme ».

Aujourd’hui certains disent que TOUTES les idéologies sont passéistes. C’est aller un peu vite en besogne, pour ne pas dire capillo-tracté.

Ceux qui disent cela sont les libéraux, les capitalistes. Hors le capitalisme n’est pas une idéologie. Auguste Comte parlait « d’empirisme organisateur » du capitalisme. Le capitalisme fonctionne tout seul. La doctrine des libéraux consiste juste à « encadrer » le capitalisme pour éviter ses excès, et surtout pour ne pas en laisser le monopole aux socialistes partisans d’un « encadrement » un petit peu plus sévère.

Par contre tout ce qui est contre le capitalisme peut être rangé dans les idéologies. C’est le cas du communisme, qu’il soit stalinien, trotskyste ou libertaire, qui propose son remplacement pur et simple.

En fait, comme le suggérait Cornélius Castoriadis, le communisme (marxiste)… est un capitalisme… d’Etat. Les fonctionnaires ont simplement remplacé les commerçants… en moins bien.

Le cas du fascisme et du socialisme est différent. L’un comme l’autre ont trouvé une voie moyenne, entre capitalisme et communisme.

Le socialisme, comme on l’a vu, se contente d’encadrer le capitalisme ; le fascisme fait mieux : ni encadrement, ni suppression ; la bourgeoisie est seulement exclue du pouvoir politique, elle peut donc continuer à jouer son rôle de capitaine d’industrie que les fonctionnaires communistes sont incapables de jouer correctement (d’où la recherche systématique de « saboteurs » par Staline qui sert de prétexte pour ne pas le reconnaître). Le pouvoir politique appartient au Peuple par l’entremise du Parti. La bourgeoisie est plus qu’encadrée ; elle est vassalisée. Elle s’est donc alliée avec le communisme pour contrer cela. Une alliance risquée, car si le communisme arrive au pouvoir, elle est liquidée. Finalement, le caractère bourgeois du marxisme dans les pays riches rendit ce calcul payant… et comme dans les pays pauvres la bourgeoisie n’y existe presque pas… 

L’Anarchie est une version du communisme, non marxiste et non étatique. Pour remplacer la bourgeoisie, elle prône l’Autogestion. La connerie des gens (et on a vu qu’elle est immense) qui ne foutent rien s’il n’y a pas un chef derrière leur cul rend malheureusement irréalisable cette belle idée.

La, ou plutôt les religions, sont des idéologies encore plus passéistes, car datant de l’époque où la science n’existait pas encore. Aujourd’hui, même si la science ne peut encore tout expliquer (et heureusement sinon les jeunes en Université n’aurait pas d’avenir dans une Recherche devenue inutile), elle a rendu les religions totalement obsolètes. Les religions (ou sectes) « new ages » qui métissent ces croyances anciennes à la science, sont des superstructures neuves sur des fondations pourries.

 

Ça, c’est la vision du passéisme que l’on avait il n’y a pas si longtemps, avant 1999, avant Seattle (voir Altermondialisme et mondialisme alternatif : http ://poilagratter.over-blog.net/article-6084916.html et aussi Seattle 1 & 2 : http://poilagratter.over-blog.net/categorie-1261140.html

http://poilagratter.over-blog.net/article-28009730.html).

 

Depuis, la définition à évoluer… Mais pas pour tout le monde.

 

Ce qui caractérise le Mondialisme, c’est la disparition quasi définitive des bourgeoisies nationales sur lesquelles s’appuyait le fascisme. Avec retard, l’effondrement du FN s’est finalement produit parce qu’inéluctable de ce fait ; et ce malgré la montée de l’insécurité, l’invasion d’immigrés, etc… Ces dernières choses ne touchent que le bas peuple, et comme ce sont des cons…

 

Le Mondialisme, c’est la disparition des recettes douanières pour les Etats et leur remplacement par des impôts indirects aux effets pervers. La TVA, par exemple, fut surnommée « Tout Va Augmenter » lors de son institution… à juste titre. Cet impôt sur la consommation supprime du pouvoir d’achat. Rajouté à l’explosion du racket des caisses sociales de la préférence étrangère…

Pour trouver ce nouveau financement, l’Etat doit jouer d’un équilibre absurde entre ne pas trop taxer la consommation (TVA) et pas trop les entreprises (en réalité les salariés sur qui les entreprises répercutent ces charges)… ce qui revient donc au même. C’est la richesse nationale qui est spoliée au profit des producteurs étrangers qui ne payent pas de taxes douanières, payent moins leurs salariés et n’ont pas de caisses sociales à remplir.

La réponse est logique. Après avoir fait venir des immigrés pendant des décennies pour casser les salaires des français, les patrons installent maintenant les usines dans les pays des immigrés… en laissant les immigrés et leur nombreuse descendance chez nous… à la charge des salariés français.

C’est dire si on nous prend pour des cons. Mais comme vous êtes des cons…

Et tout cela se passe avec l’approbation et le soutien des communistes (staliniens, trotskystes et la plus grande partie des anarchistes et des reichiens) pour qui ce qui précède est du racisme. Les bourgeois ont bien calculé en s’alliant avec ces gens là.

Là-aussi cela est logique : le mondialisme bourgeois est très voisin de l’internationalisme communiste… comme de celui de la franc-maçonnerie ou des religions.

 

1999 et Seattle ont donc fait passé les communistes dans le camp bourgeois du Mondialisme en transformant l’alter-mondialisme (alternative au mondialisme)… en alter-mondialisme (ou mondialisme alternatif ou autre mondialisme, celui de l’internationale communiste bien sur). Une attitude bien caractéristique des communistes (récupéré, dénaturé, enterré) que l’on a vu avec la Révolution sexuelle, le mouvement hippie, W.Reich et plus récemment l’ESE.

 

Malheureusement, il reste des irréductibles, de vrais altermondialistes, des hippies, des reichiens qui ne céderont jamais devant la manipulation communiste.

 

Se rajoute donc au troupeau des passéistes, tout ceux qui n’ont pas compris 1999 et Seattle. C'est-à-dire les alter, les écolos et les reichiens qui se sont alliés aux communistes et sont devenus des alliés de la bourgeoisie et des tenants d’un mondialisme alternatif... autrement dit du mondialisme tout court.

 

Et les féministes dans tout ça ?

On peut y distingué 2 courants :

1.      Le MLF, déjà passéiste dès le début par son hostilité à la Révolution sexuelle (voir http://poilagratter.over-blog.net/article-29379093.html)

2.      Les autres, dont on peut considéré Gisèle Halimi comme emblématique.

Son combat repose sur un postulat : le féminisme est un combat comparable à celui des autres catégories sociales exploitées (colonisés, minorités ethniques, homosexuels, ouvriers). D’où alliance avec les communistes.

a.       On a pu ainsi déjà y voir des contradictions :

                                                  i.      Les femmes ne sont pas une minorité puisqu’elles sont la moitié.

                                                ii.      Les colonisés expulsent les colonisateurs, les femmes (à la différence du MLF) ne peuvent (et ne veulent) expulser les hommes.

Des contradictions qu’elle reconnaît volontiers dans son dernier livre « Ne vous résigner jamais ».

                                              iii.      Après avoir pris la défense des algériens, elle s’est bien gardée de s’y installer, préférant la France, ce pays de racistes. Une contradiction qui lorsqu’on lui met devant le nez n’amène comme réponse que l’habituelle pirouette : raciste. Bien pauvre pour une intellectuelle.

b.      Mais depuis d’autres contradictions sont apparues.

                                                  i.      Après avoir condamné la religion et être devenue athée (Bien !), elle fut moins bavarde lors de la montée des intégrismes, notamment islamique (Moins bien !) et devenue complètement silencieuse lorsque ses potes du FLN en firent la religion d’Etat (Pas bien du tout !).

                                                ii.      1999 et le triomphe du mondialisme (le montée de l’islamisme peut être considérée comme une réponse que l’Occident communisé ne peut apporter… puisque allié à la bourgeoisie mondialiste), l’effondrement des droits des femmes autant que ceux du prolétariat ne lui ouvre pas plus les yeux.

Une attitude comparable avec celle de ses alliés communistes qui démontre l’aberration, l’erreur d’une telle alliance.

 

c.       Pendant ce temps-là, le petit monde totalement égocentrique des homos s’est bien servi d’elle ; mais maintenant que le vent tourne pour les femmes, que les femmes se démerdent toute seule avec le patriarcat renaissant. Les homos ont obtenus ce qu’ils voulaient et le reste ils s’en foutent. Autre preuve d’une mauvaise alliance de ce féminisme-là.

 

Qu’en conclure ? Ce féminisme-là est lui aussi dépassé et passéiste. Il rejoint celui du MLF… en pire. En pire, car persister à s’allier avec les communistes qui ont trahi l’athéisme et s’allient avec l’islamisme… c’est trahir le féminisme.

 

Une fois de plus, on est bien obligé d’en revenir aux principes de la Révolution sexuelle reichienne. Nous, ça ne nous étonne pas !

Par contre, les Ni Putes Ni Soumises ne l’ont pas encore compris. Il est vrai qu’il ne s’agit que d’un « syndicat » de femmes ; loin d’être un mouvement féministe véritable digne de ce nom et porteur d’un projet social, d’idées « offensives » au lieu de se contenter d’être purement défensif face à un patriarcat de retour et particulièrement agressif et multiforme (islam, catholique, protestant, sectes, communistes, bourgeoisie et patronat, etc…).

 

 

Rappel historique : 

 

Joséphine Elizabeth Butler (1828-1906)

 

X

 

Une fille qui fit beaucoup pour l’abolition de l’esclavage. Après le succès de cette lutte, elle se tourna vers un combat du même type, un autre esclavage, mais dans lequel seule les femmes (et quelques homos) sont des esclaves : la prostitution. Mais là, la franc-maçonnerie ne la soutint pas.

103 ans après sa mort, la traite des femmes n’a toujours pas été abolie contrairement à celle des noirs.

 

   

 

 

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