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le blog poilagratter

Le poil en haut-lieu.

5 Novembre 2007 , Rédigé par momo Publié dans #H2S

 

Le poil en haut-lieu.

 

 

Il y a eu, au printemps dernier, en Bretagne, un intéressant colloque animé par des sommités dont le sujet est un de ceux qui nous tient le plus à cœur et dont voici le sommaire :

 

 

 

 Le sens du poil

 

Anthropologie/ mythologies

 

de la chevelure et de la pilosité

 

31 mai,1er et 2 juin 2007

 

BREST , Faculté Victor Segalen

 

Amphi 3

 

Colloque transdisciplinaire

 

Histoire, sociologie, ethnologie, littérature, iconographie,

 

médecine, philosophie, anthropologie, psychologie

 

UBO

 

Conçu et réuni par Bertrand Lançon (Université de Bretagne occidentale)

 

Organisé par Christine Le Bras (Bureau de la coordination de la recherche)

 

Comité scientifique :

 

Peter Hvilsöj Andersen (Pr Littérature allemande, Strasbourg 2)

 

Christian Bromberger (Pr Anthropologie, Aix-Marseille, Directeur du Centre d'Etudes Françaises de

 

Téhéran)

 

Pierre Brulé (Pr Histoire grecque, Rennes 2)

 

Sergio Dalla Bernardina (Pr Ethnologie, Brest)

 

Bertrand Lançon (Mcf hdr, Histoire ancienne, Brest)

 

Laurent Misery (Pr Dermatologie, Brest)

 

Jean de Palacio (Pr ém. Littérature comparée, Paris IV)

 

Etienne Wolff (Pr Littérature latine, Paris X)

 

Avec le soutien des collectivités locales

 

Brest Métropole océane

 

Conseil général du Finistère

 

Conseil régional de Bretagne

 

et de l'Université de Bretagne occidentale

 

Faculté des Lettres et Sciences sociales Victor Segalen

 

Equipe d'Accueil 950, Littérature et Langues

 

Centre de recherches bretonnes et celtiques

 

Ecole doctorale

 

Département d'Ethnologie

 

Département d'Histoire

 

Le sens du poil

 

Anthropologie de la chevelure et de la pilosité

 

Programme des trois journées

 

Jeudi 31 mai 2007

 

1- Mythologies pileuses et capillaires/ figures emblématiques

 

9:30 Dominique Frère (Etruscologie, UBS Lorient), Cheveux et barbes dans l’iconographie étrusque.

 

A partir du moment où une différenciation sexuelle est réellement marquée dans les pratiques funéraires, le rasoir devient l’équivalent dans la tombe masculine de la quenouille dans la tombe féminine. Certains archéologues en concluent à la mode du visage glabre, mode qui est pourtant démentie par l’iconographie où la belle barbe brune contraste harmonieusement avec la longue chevelure teinte en blond clair. Le dépôt du rasoir en bronze dans la tombe est en fait à mettre en rapport

 

avec le rituel funéraire lui-même : par la prothesis, la barbe et les cheveux du défunt sont finement taillées, tandis que c’est la poitrine qui est rasée. Les cheveux blonds et la poitrine lisse sont recouverts d’huile parfumée, image de la beauté idéale qui subsistera jusqu’au Ve siècle av. J.-C.

 

10:00 Gérard Moitrieux (Histoire romaine, UBO), Hercule était-il barbu ?

 

Mythe et statuaire. Pourquoi prête-t-on toujours une barbe à Hercule ?

 

10:30 Benoît Jeanjean (Latin, UBO), La figure biblique d’Esaü le velu chez les Pères de l’Eglise.

 

Pourquoi le velu, frère de Jacob est-il le réprouvé ? Et pourquoi serait-il, chez les auteurs catholiques de l’Antiquité tardive, une préfiguration de l’hérétique ?

 

11:15 Solène Robert (UBO), Du poil de la bête : pilosité des vampires et garous du Moyen Age à nos jours.

 

La pilosité du vampire et du loup-garou, symbole de leur bestialité, diminue au fil des étapes de l’élaboration du mythe, ce qui illustre leur humanisation progressive.

 

11:45 Sergio Dalla Bernardina (Ethnologie, UBO), Faut-il croire aux actrices sociales ? Du sens de la fourrure chez Naomi

 

Campbell (et quelques autres).

 

Il y a encore quelques temps - le phénomène n’est plus à la mode - certains membres du star system avaient pris l’habitude de se montrer tous nus (à poil, dit-on en français) pour attirer l’attention sur les manteaux de fourrure et sur le sadisme de leurs utilisateurs. L’ethnologue sérieux, respectueux du point de vue de ses informateurs (les membres du star system, le cas échéant) ne peut qu’être ému par ces témoignages de bonté. L’ethnologue sceptique, à l’affût des motivations

 

inconscientes ou inavouables (posture qui n’est pas non plus très à la mode), voit les choses autrement : est-ce que ce sont les vedettes, se demande-t-il, qui se mettent en scène pour le bien-être des animaux, ou les animaux qui sont mis en scène pour le bien-être des vedettes ?

 

2- Places, rôles, sens

 

14:00 David Lavergne (Conservation du Patrimoine/ Université de Provence, Aix), Pyrrhos : gloire et malheur d’un roux.

 

Réexamen de la légende de Pyrrhos-Néoptolème et de la perception de la rousseur en Grèce. L’analyse structurale et la comparaison avec les faits irlandais permettent d’envisager une interprétation différente de celle proposée jadis par M. Delcourt.

 

14:30 Pierre de La Robertie (Langue et civilisation chinoises, Dir. dép. multilangues, UHB Rennes 2), MAO en Chine

 

ancienne. Lexicologie et anthropologie des poils.

 

Le vocabulaire relatif aux poils dans les premiers dictionnaires chinois (IIe siècle) : en particulier le Shuo wen Jie de Xu Shen (v.120) et le Shi Ming (début IIe).

 

Conception anthropologique et médicale du poil.

 

15:00 Laurent Misery et MyriamChastaing (PU-PH Dermatologie et PH Psychiatrie, CHU Brest), Les maladies du cuir

 

chevelu, du système pileux et le psychisme.

 

Il y a un système pileux normal, qui peut être affecté par des maladies. Il en est de même pour le cuir chevelu : leur vécu peut être mis en relation avec le rôle – éventuel- de facteurs psychiques.

 

15:30 Sabine Dutray (CHU Brest, Dermatologie psychosomatique), La symbolique du cheveu au cours de l'histoire de la Bretagne.

 

Avoir des cheveux ou ne pas/plus en avoir, les porter longs, courts ou ras, les montrer ou les cacher, les cheveux sont symboles de force ou de soumission, du bien ou du mal... Autant de représentations à l'oeuvre dans l'imaginaire, le comportement et le quotidien des Bretons au fil du temps. Quelques pistes de réflexion...

 

16:15 Marie-Armelle Barbier-Le Déroff (Ethnologie, UBO), De la dictature de la peau lisse ?

 

A partir d'une mise en perspective de protocoles de préparation cutanée de patients en préopératoire, de points de vue et de pratiques de professionnels engagés dans la lutte contre les maladies nosocomiales, il s'agit de chercher à saisir les logiques des acteurs de santé qui préconisent ou pratiquent actuellement la non-dépilation ou une dépilation limitée des sites opératoires , tout comme les raisons qui conduisent des personnes à maintenir le principe et la réalisation de dépilations totales sur champ étendu. Comment, dans un contexte spécifique, des attitudes pilophiles et pilophobes révèlent ce qui peut faire sens dans la construction du "propre".

 

Vendredi 1er juin 2007

 

3- L’ablation : du sacrifice à la punition ; visible ou caché

 

9:30 Pierre Brulé (Histoire grecque, UHB Rennes 2), L’oblation rituelle de la chevelure en pays grec.

 

Les rituels d’oblation sont en intime corrélation avec la conception hippocratique et aristotélicienne de la croissance des poils. D’où la présence d’éléments physiologiques.

 

10:00 Françoise Morzadec (Latin, UHB, Rennes 2), Rituel, beauté, pouvoir : les implications symboliques des chevelures

 

sacrifiées chez trois poètes latins.

 

A partir de trois textes poétiques latins, Catulle 66 (La boucle de Bérénice), Ovide, Amours 1,14 (la chute des cheveux de Corinne) et Stace, Silves 3, 4 (consécration de la chevelure d’un jeune favori de Domitien), étude des implications symboliques de la « chevelure sacrifiée » : rituel, beauté, pouvoir.

 

10:30 Bruno Dumézil (Histoire médiévale, Paris X), La peine de décalvation dans la législation wisigothique au 7e siècle.

 

Dans les grands codes de lois wisigoths, une peine étrange apparaît pour châtier certains crimes : la décalvation. Sa nature exacte peut être discutée : rasait-on la tête du coupable ou la scalpait-on ? Dans tous les cas, en s’attaquant à la chevelure, le législateur visait à détruire l’honneur de l’individu et à réduire son statut social.

 

Extrêmement invalidante, la sanction servait essentiellement à punir les coupables de parjures, qu’ils soient des fonctionnaires ayant trahi leur souverain ou de juifs convertis ayant apostasié le christianisme.

 

11:15 Fabrice Virgili (CNRS, Paris), Sociétés européennes en guerre et femmes tondues dans la première moitié du XXe

 

siècle.

 

Partout en Europe, des femmes ont été tondues à l’occasion de conflits guerriers. L’importance du phénomène et la symbolique de la chevelure amènent à s’interroger sur la place de la sexualité dans les sociétés en guerre et sur le sens de ce châtiment sexué et sexuel.

 

11:45 Christian Bromberger (Anthropologie, Université de Provence, Marseille et Centre d'études françaises de Téhéran), titre à

 

venir : soit Le scalp chez les Amérindiens ; soit La chevelure dans l’Iran d’aujourd’hui

 

4- Alternatives : masculinité/féminité ; sagesse/barbarité/ sensualité

 

14:00 Véronique Mehl (Histoire grecque, UBS Lorient), Cheveux de femmes, femmes en cheveux.

 

De la blondeur d’Hélène aux cheveux dénoués de la meurtrière ou de la jeune fille sacrifiée : ou comment les cheveux disent le statut social de la femme. Blondeur synonyme de beauté, cheveux de l’épouse cachés sous le voile, chevelure parfumée au rôle érotique, cheveux dénoués renvoyant à la sauvagerie : autant d’aspects qui transparaissent dans la littérature et sur les vases de l’époque archaïque et classique. Comment comprendre alors la grille de lecture proposée par les peintres pour représenter la chevelure féminine ?

 

14:30 Marie-Hélène Delavaud-Roux (Histoire grecque, UBO), Le rôle des cheveux dans la danse des Ménades.

 

Les cheveux constituent-ils une aide ou une gêne dans la danse dionysiaque féminine ? Peuvent-ils être un adjuvant de la transe des Ménades ? On tentera de répondre à ces questions au moyen de l'étude des textes et des représentations figurées de la Grèce antique.

 

15:00 Bertrand Lançon (Histoire romaine, UBO), Poil philosophique et poil chrétien dans l'Orient romain tardif.

 

De la barbe du philosophe (Julien) à la calvitie du sage (Syniésius de Cyrène), en passant par le moine hirsute comme philosophe. Réflexions sur la relation entre christianisation et le système pileux dans l'Orient romain entre le milieu du 4e et le milieu du 5e siècle : quelles valeurs, quelles connotations ?

 

15:30 Magali Coumert (Histoire médiévale, UBO), La pilosité barbare dans le haut Moyen-Age.

 

Du récit d’origine des Lombards (= longues barbes) aux longs cheveux des rois mérovingiens, tondus pour être humiliés, la chevelure semble avoir eu un grand sens symbolique chez les peuples barbares du haut Moyen-Age. Plus qu’une hypothétique signification païenne – un retour sur l’historiographie s’impose sur ce pojnt -, ne peut-on y voir un sens du personnel et de l’intime, rarement exprimé à cette époque ?

 

16:15 Marie-Laure Deroff (Sociologie, UBO), "Nouvelles" masculinités: le poil maîtrisé.

 

La publicité nous offre des images de corps masculins défaits de toute pilosité excessive. Le sort qui est ainsi fait aux poils masculins serait l'expression de recompositions des contours et des attributs de la masculinité/virilité. Partant d'images publicitaires mettant à nu les corps masculins, nous analyserons ces recompositions pour interroger, notamment, ce qu'elles traduisent ou non d'un processus de "féminisation", d'une évolution qui va dans le sens d'une confusion entre les catégories de genre.

 

16:45 Nicolas Guéguen (Psychologie/Sciences du comportement, UBS Lorient), Le poil et son rôle dans

 

l’attraction/répulsion entre homme et femme.

 

Après une brève présentation des facteurs physiques qui plaisent chez l’autre, tant chez la femme que chez l’homme, il sera fait état des travaux de recherche en psychologie de la séduction qui étudient l’impact de la pilosité sur le comportement d’approche et de flirt.

 

Samedi 2 juin 2007

 

5- Représentations : images littéraires, picturales, cinématographiques

 

9:00 Manuel Montoya (Espagnol, UBO), Cunnus hortulus ou du jardin de Vénus au verger planté de persil et de

 

coriandre : variations sur le poil pubien dans la poésie érotique espagnole du Siècle d’Or.

 

Un corpus de 144 poèmes (anonymes, Cervantès, Quevedo, Gongora, etc.) permet de percevoir le sens du poil pubien dans la poésie espagnole du 17e siècle. Ils donnent dans le jardin emblématique ou paradisiaque, où les poils sont des fleurs ou des plantes médicinales, mais aussi dans le jardin initiatique, où ils forment un maquis complexe…

 

9:30 Jean de Palacio (Littérature comparée, Paris-Sorbonne), « Ces cheveux que rien ne rend droits ». Esthétique et

 

poétique de la pilosité féminine au tournant du siècle.

 

Le débat autour de la feuille de vigne masquant la nudité féminine n’est pas nouveau au tournant du siècle. Mais cette époque a le mérite de soulever explicitement –dans la littérature et dans l’art -, depuis Théophile Gautier, une question éludée, et de la situer en relation avec un aspect occulté du naturalisme.

 

10:00 Annabel Audureau (Littérature, Université de La Rochelle), Les postiches, paravents identitaires chez Fantômas, bandit masqué de la littérature populaire de la Belle époque.

 

A la veille de la Première guerre mondiale et de l’arrivée des visages glabres des soldats américains, les barbes et autres moustaches connaissent leurs dernières heures de gloire. Elles offrent ainsi à un personnage comme Fantômas, une gamme étendue de postiches, paravents identitaires qui assurent à "l'homme au cent visages", finalement sans visage, un anonymat protecteur, et au lecteur le plaisir d'un spectacle carnavalesque.

 

10:30 Marie Bouchet (Littérature américaine, Université de Toulouse-Le Mirail), Lorsque le texte effleure la peau : les descriptions de jeunes filles en fleur chez Vladimir Nabokov. Poétique de l’entremise et du déplacement.

 

Vladimir Nabokov professait à ses élèves de Cornell de « remarquer et caresser les détails »-une pratique sensuelle du détail, héritée de l’entomologie, qui domine ses oeuvres de fiction ses cours de littérature. Dans le cas des jeunes filles qui hantent son oeuvre, les détails qui cristallisent le désir sont des éléments ténus et fragiles : la chevelure, les cils et le duvet. Le caractère éphémère et fragile de la beauté explique sans doute pourquoi chez Nabokov les jeunes filles incarnent la beauté de manière si intense, et pourquoi la pilosité, par sa délicatesse, offre les points idéaux d’ancrage du désir : la jeune fille s’effleure davantage qu’elle ne se touche. L’écriture nabokovienne suit donc la syntaxe érotique traditionnelle, qui découpe le corps en oblitérant les parties proprement sexuelles pour se focaliser sur d’autres fragments qui troublent l’observateur. En choisissant la pilosité, le texte privilégie le détour pour évoquer le corps brûlant des jeunes filles en fleurs.

 

11:15 Stéphane Héas (Sociologie, Rennes 2), Approche genrée des représentations publicitaires dans les sports modernes : poil visible versus poil invisible.

 

Analyse sociologique des poils dans les publicités françaises utilisant les sports et les activités corporelles.

 

11:45 Yves Coativy (Histoire médiévale, UBO), L’extravagance pileuse et capillaire dans la bande dessinée.

 

Que peuvent signifier les débordements capillaires, si nombreux dans la bande dessinée ? Etude iconographique.

 

6- Ordres et désordres : société, politique, police

 

14:00 Jean-Christophe Cassard (Histoire médiévale, UBO), Le poil des laïcs bretons à la fin du Moyen-Age.

 

14:30 Pascal David (Philosophie, UBO), L’interdiction du port de la barbe sous Pierre le Grand.

 

De Jean-Jacques Rousseau à Pierre le Grand, cette réflexion suit l'occidentalisation de la Russie. En quoi la barbe de Soljenytsine est-elle slavophile en comparaison des glabres dirigeants de l'ex URSS ?

 

15:00 Peter Hvilshöj Andersen (Allemand, Littératures anciennes des pays germaniques, Strasbourg 2), La barbe de Tycho

 

Brahé : une pièce maîtresse dans l’autopsie d’un meurtre.

 

Le 24 octobre 1601, le grand astronome danois Tycho Brahé mourut en exil à Prague après une dizaine de jours d’agonie. Après un dîner chez un baron, un mal non identifié s’était déclaré. Selon la version défendue par son élève Kepler et d’autres contemporains, l’invité n’aurait pas osé demander à son hôte la permission de se retirer pour uriner, provoquant ainsi l’éclatement de sa vessie. En 1901, on ouvrit la tombe de Tycho Brahé et préleva alors quelques poils de barbe et des cheveux

 

qui furent analysés par des laboratoires danois en 1991 et en 1996. On constata un taux anormalement élevé de mercure, ingurgité apparemment peu de temps avant le décès. Le rapport conclut que l’astronome s’était probablement administré une mixture de sa propre composition, dans laquelle il aurait accidentellement mis une dose fatale de mercure. La thèse de l’empoisonnement ne fut pas pour autant écartée. Or, jusqu’ici, on a surtout recherché le coupable à Prague, alors que c’est dans sa patrie que la victime s’était fait le plus d’ennemis avant de s’exiler en 1597, notamment au sommet du petit royaume scandinave en la personne de Christian IV.

 

La communication fera part des tout derniers éléments de l’enquête.

 

15:45 Ivan Ricordel (Dir. du Laboratoire de Toxicologie de la Préfecture de Police de Paris), L’analyse des cheveux et des poils dans les enquêtes criminelles.

 

 

 

 

 

 

 

Intéressant, n’est-il pas ? Autre chose que le congrès de charlots du 1er Avril (date choisie à dessein) place du Trocadéro (http://poilagratter.over-blog.net/article-6295079.html).

 

 

 

 

 

 

 

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