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le blog poilagratter

50ème anniversaire de la conquête de l’Espace.

22 Octobre 2007 , Rédigé par momo Publié dans #Conquête de l'Espace


50ème anniversaire de la conquête de l’Espace.

 

 

L’année même où disparaissait Wilhelm Reich (http://poilagratter.over-blog.net/article-5842467.html), le monde entrait dans une ère nouvelle : celle de la conquête spatiale.

 

Les USA furent totalement surpris par cette 1ère soviétique que fut le lancement et la mise sur orbite de Spoutnik I le 4/10/1957.

Ce n’est pas qu’il n’était pas près, mais le meilleur spécialiste était Werner Von Braun, un nazi, et les américains s’en méfiait. De plus, son organisation, la future NASA était civile et les fusées balistiques étaient des armes à l’époque ininterceptable, et l’US Air Force, l’US Navy avait la priorité en matière de crédits. Le projet américain concurrent Vanguard  dépendait justement de la Navy. Ce fut un lamentable échec et seul les succès répétés des soviétiques firent que Von Braun finit par obtenir la priorité et que fut créée la NASA.

 

Dans nos milieux écolo, on entend souvent cette réflexion : « on ferait mieux de s’occuper de la faim dans le monde au lieu d’envoyer des milliards dans l’espace. »

 

Nous nous inscrivons en faux face à cette assertion.

Le seul point de la conquête spatiale que nous contestons, et il est le plus coûteux, est le programme de la station spatiale habitée dont l’utilité est très contestée par les scientifiques eux-mêmes.

Nous ne nous prononcerons pas sur l’espace « rentable » : télécommunications, télévision, notamment. De toute manière, les progrès des câbles fibro-optiques trans-océaniques font qu’aujourd’hui on lance de moins en moins de ces types de satellites.

Pas d’opinion non plus sur l’espace militaire devenu indispensable pour conserver un statut de grande puissance, que ce soit face aux super puissances aussi que bien que face aux plus petites et même aux groupes terroristes.

Par contre, l’espace que nous qualifierons d’ « utile » démontre plus qu’il n’est nécessaire l’utilité de la conquête spatiale.

Météo : non seulement, les satellites météo coûtent moins chers que les centaines de bateaux répartis à travers les océans qui faisaient ce travail jusqu’en 1960, mais ils sont aussi beaucoup plus performants.

Télédétection : Certes ils servent à découvrir les nouveaux gisements qui vont encore polluer plus la planète une fois mis en exploitation, mais ils servent aussi à identifier quels sont les meilleurs type de terre pour telle ou telle culture, mesurer la déforestation, le recul des glaces, le déplacement des courants océaniques, l’évolution de la couche d’ozone, etc…

En gros, ils apportent les informations indispensables aux politiques pour prendre les décisions (et si possible les bonnes, mais là, ça dépend des électeurs, autrement dit de vous).

Localisation : GPS civil, le petit nouveau.

Scientifique : on distingue 2 types de satellites :

Expérimentaux : dans le but de valider des connaissances théoriques.

Exploratoires : les plus connus, allant in situ, obtenir des informations que l’on ne peut obtenir depuis le sol, sur les planètes voisines notamment.

 

Pour démontrer à quel point la conquête de l’espace est utile, rappelons 3 points d’histoire :

Lorsque les 1ères sondes furent envoyées, on installa des capteurs pour analyser les différentes couches de l’atmosphère que la fusée traversait. C’est ainsi que fut découvert, fortuitement, la couche d’ozone. De nouvelles sondes permirent de savoir à quoi elle servait. C’est tout aussi fortuitement qu’un NOAA météo découvrit le trou aux pôles. Des satellites spécialisés furent ensuite envoyés pour mesurer ce trou et découvrirent qu’il s’agrandissait. D’autres furent encore envoyés et identifièrent les CFC (chloro-fluoro-carbone) comme coupables.

 

Ainsi, on peut affirmer que la conquête spatiale nous a sauvé la vie. Sans les satellites, on ne saurait même pas que la couche d’ozone existe, encore moins à quoi elle sert, encore moins qu’elle se réduit, et encore moins à cause de quoi.

Sans les satellites, la vie sur Terre serait redevenue ce qu’elle était il y a 395 millions d’années, à l’aube du Dévonien, où elle ne pouvait exister que dans les océans à une époque où l’absence de couche d’ozone faisait que les UV frappaient toutes les terres émergées (les UV détruisent l’ADN) empêchant toute forme de vie d’y exister.

Et comme les dinosaures, on aurait disparu sans même comprendre pourquoi.

 

Autre exemple, celui de l’exploration : avant les sondes Voyager, les images des satellites de Jupiter que nous donnaient les télescopes terrestres n’étaient que des points lumineux. On pensait que ces mondes se ressemblaient, étaient gelés et figés. La surprise fut de taille de découvrir des mondes très différent les uns des autres… et pas du tout figés.

Auparavant, l’on pensait que seul le monde biologique était diversifié et animé. Grâce à ces sondes, l’on compris que le monde minéral est tout aussi diversifié et animé, même à de très basses températures. L’on compris aussi, avec les implications philosophiques que cela engendre, que le biologique n’est qu’une voie parmi d’autres de celles qu’offre le minéral.

Encore un pas de plus vers une explication non divine de l’origine de la vie.

La conquête spatiale a joué et jouera encore un rôle fondamental dans la lutte contre l’obscurantisme dans lequel certaines religions veulent maintenir l’humanité.

C’est aussi l’un des aspects des plus important et des plus utile de la conquête spatiale.

 

Et le 3ème exemple est le cocorico du jour. Au milieu des années 60, alors qu’USA et URSS rivalisaient pour conquérir la Lune ; la France, avec de petits moyens (la fusée Diamant) lançait quelques satellites géodésiques aux noms d’Astérix, Diapason et Diadème.

La théorie de la tectonique des plaques avait été formulée par l’allemand Wegener dès 1903 (appelée à l’époque dérive des continents). En 1965, ce n’était qu’une théorie à laquelle une majorité de scientifique ne croyait pas (Al Gore le rappelle dans sa conférence avec beaucoup d’humour). Et ce sont ces petits satellites français qui vont mesurer l’écartement des continents et prouver la validité de cette théorie (ce qu’Al Gore oublie de dire).

Que serait la pensée scientifique d’aujourd’hui si ce n’avait pas été le cas ? Yves Coppens y a recours pour expliquer son East African Story et les origines de l’Homme notamment. Ou encore, comment pourrait-on expliquer sans l’aide de cette théorie comment les marsupiaux ont survécu sur certains continents et pas sur d’autres. Et les exemples se sont multipliés ces dernières années.

Une part très importante de la conquête spatiale qui nous revient et qui est étonnamment minorée… même en France. Allez savoir pourquoi !

 

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