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le blog poilagratter

Les tracts Eté Sans Epilation (2)

10 Juillet 2007 , Rédigé par momo Publié dans #H2S

Les tracts ESE (2)

 

 

 

 

 

Dans la série des (déjà vieux) tracts pro-poils des anciennes associations (voir l’article « avant le MP1PM » : http://poilagratter.over-blog.net/article-5535476.html ) qui ont précédées PàG… et qui sont toujours diffusés par PàG ; voici le texte d’un de ces tracts :

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon le sociologue Marc-Alain DESCAMPS (in « L’invention du corps », PUF, 1986), les femmes s’épilent pour principalement 4 raisons :

 

 

Par désir d’infantilisation : Etre épilée pour une femme, c’est ressembler à une petite fille impubère. Problème : certains hommes aiment cela (pédophilie avouée ou inconsciente)

 

 

Par répression sexuelle : La femme veut apparaître pure, lisse, idéale, angélique, vierge, sans sexualité. Conséquence de 5.000 ans de patriarcat renforcé ces 2.000 dernières années par l’immixtion religieuse sur cette question.

 

 

Par différenciation sexuelle : Le poil incarne l’homme, la virilité. La féminité serait incarnée par l’absence de poils. Problème : les femmes veulent être l’égal de l’homme dans le travail, le sport, etc… ; prennent leurs pantalons… mais pas leurs poils !

 

 

Par opposition à l’animal : Malgré ce qu’en dit Desmond Morris, l’homme n’est pas un singe nu, il a des poils presque partout… mais il cherche à effacer son passé animal et la femme encore plus. Il est notable de constater qu’on puisse dire un mâle d’un homme (ce qui le flatte), mais pas une femelle d’une femme (ce qui la blesse).

 

 

L’étonnant, c’est que personne ne semble avoir remarqué que là où l’humain a du poil en quantité (sexe, aisselles), c’est justement là que l’animal n’en a point, même les singes.

 

 

En fait, force est de constater le rôle sexuel des poils, chaque pilosité importante est reliée à une zone sexuelle, érogène ou érotique (cheveux-visage, pilosité axillaire-seins, pilosité pubienne-sexe) et cela correspond à la sexualité humaine qui est différente car permanente, par rapport à la sexualité animale qui est périodique.

 

 

 

 

 

On est donc bien amené à conclure sur le caractère sexuel-répressif de l’épilation.

 

 

Une première analyse nous avait amené à ne voir qu’instrumentalisation de la femme par le capitalisme qui est producteur de produits d’épilation et possède là une source de profits. En fait, le capitalisme, né pendant l’époque particulièrement sexuelle-répressive de la reine Victoria, n’a fait que s’emparer d’une pratique déjà existante en désirant l’étendre aux masses populaires qui ne l’appliquait que peu.

 

 

En effet, pourquoi ne pas concilier la course aux profits et l’extension de la morale bourgeoise pudibonde pour rendre les masses encore plus esclaves ? Tel est le calcul de l’ennemi de classe !

 

 

 

 

 

L’argument n’est pas absurde ! La preuve : pendant les années de libération sexuelle 60-70-80, l’épilation n’a fait que peu de progrès dans les masses. Ce n’est que depuis le début des années 90, le port du voile et le recul de la pratique du naturisme, le remplacement de la musique « Peace & Love », du disco sensuel, des slows en boîtes par la violence machiste du rap, la multiplication des viols, etc…, que l’épilation, notamment sous les bras, s’est massivement répandue chez les femmes. Il est maintenant quasi-exclu de trouver une fille de moins de 25 ans aux aisselles naturelles… la tranche d’âge qui justement est le plus victime du sexisme et du machisme renaissant.  

 

 

 

 

 

C’est la raison pour laquelle, on ne peut pas se contenter d’un simple mouvement d’opposition à l’épilation. Ce qui aurait pu n’apparaître que comme un épiphénomène est en fait LE révélateur du mal profond de notre société.

 

 

L’épilation est un élément indissociable d’un ensemble plus vaste qui est celui des violences faites aux femmes.

 

 

C’est bien par le rejet de l’épilation que débutera la nouvelle forme de lutte de classe. Comment pourrais-t-on lutter contre la bourgeoisie… en étant embourgeoisé sur soi-même ?

 

 

C’est aussi par le rejet de l’épilation, cette mutilation, cette « excision » soft, que débutera un réel travail de lutte contre les violences faites aux femmes et notamment le port du voile, aujourd’hui hélas, comme l’épilation, complètement rentré dans les mœurs.

 

 

En effet, les seules violences faites aux femmes dont on parle aujourd’hui, sont uniquement celles déjà frappées par d’autres lois… ce qui veut dire que toutes les autres restent autorisées. Et notamment les plus anodines et les plus insidieuses : voile quasi obligatoire dans certaines familles, certains quartiers ; épilation quasi obligatoire dans certaines professions et au lycée, au collège.

 

 

 

 

 

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