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le blog poilagratter

Debout les crabes, la mer monte.

28 Mars 2007 , Rédigé par maurice Publié dans #Reportage

 

Debout les crabes, la mer monte.

 

 

 

Petite enquête sur les 1ers indices de la montée du niveau de la mer sur les plages du Calvados (14).

 

 

 

Cette enquête est un travail d’amateur qui se veut sans prétention scientifique.

 

 

 

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St-Aubin/mer : le passage sous la digue devant le casino. La marée du début mars 2007 a nettement dépassé la digue.

On note la présence d’éponges qui n’étaient présentes qu’en été. Le réchauffement des eaux fait qu’elles sont maintenant aussi en nombre au printemps.

 

 

 

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Détail des éponges au milieu des détritus d’origine humaine.

 

 

 

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Langrune/mer : le sable recouvre maintenant de plus d’un mètre la partie basse bétonnée de la digue on l’on installait dans le passé des cabines de plage en bois*. La partie haute de la digue est en voie de submersion lors des grandes marées.

 

 

 

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Luc/mer : même chose que dans la ville voisine précédente, la bibliothèque municipale sous le casino ne devrait plus en avoir pour très longtemps et le casino situé au-dessus apparaît lui-aussi en danger.

 

 

 

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Lion/mer : un panneau d’avertissement a été apposé. Un chercheur de fossiles explore l’éboulement provoqué par la marée du début mars. Admirez les chalets, des mobile-homes installés au sommet. Heureusement qu’ils sont « mobiles », ce n’est pas le cas de certaines villas qui bientôt ne vaudront plus un kopek.

 

 

 

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On ne compte désormais plus en cm le gain annuel de la mer sur la terre.

 

 

 

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Une tentative dérisoire de retarder l’inéluctable.

 

 

 

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Un autre éboulement récent. Pour les chercheurs de fossiles, c’est une véritable aubaine de fouiller dans ce terrain du Crétacé marin maintenant à découvert.

 

 

 

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Une roche de cette période incrustée de nombreux fossiles. N’espérez pas trouver des fossiles d’ammonites ; les professionnels et les amateurs chevronnés sont déjà passés. On en trouve dans l’excellent et très riche musée géologique de Lion ainsi que beaucoup d’autres trésors. Incontournable si vous passer par là !

 

 

 

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Le fossile d’un morceau de corail et celui d’une coque. Ce mollusque bivalve était à cette époque (- 95 000 000 d’années environ) un peu plus petit et un peu plus triangulaire qu’aujourd’hui ; preuve manifeste de l’Evolution n’en déplaise aux créationnistes.

 

 

 

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La coquille Saint-Jacques et le pétoncle ont par contre bien plus évolué et se sont différenciés à partir de cet ancêtre commun à l’époque à peine plus grand que la coque. 

 

 

 

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Du varech à cloques. En voie de disparition, il subit la concurrence de l’algue verte visible en arrière plan.

 

 

 

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Ici, la peste verte a établi son monopole absolu. En avant plan, l’ombre du terroriste équipé de son arme fatale : un Panasonic à objectif Leica.

 

 

 

 

 

 

Que dire de cette mini enquête ? L’année dernière le MP1PM avait déjà massivement tracté de Deauville à Cherbourg dans les boîtes aux lettres des villas côtières cossues, sur les pare-brises des grosses voitures stationnées devant les casinos, sur le thème de l’ « arnaque du Développement Durable » et sur la surpopulation mondiale demandant à ces riches, dans leur intérêt, car ce sont eux qui ont le plus à perdre, de nous aider financièrement. Pas une seule réponse, pas un centime d’€ ! Ces fumiers préfèrent les claquer dans les « bandits manchots ».

Tant pis pour eux et bien fait pour eux quand la catastrophe se produira !

Nul besoin de proposer de taxer ces riches égoïstes, ils se ruineront eux-mêmes dans leur bêtise et leur inconscience. S’ils croient que Nicolas Hulot les sauvera avec son Développement Durable (trop tard, trop peu !), ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate comme disait le Caine Haddock. C’est votre Tintin reporter qui vous le dit. Rien que pour voir ça, je ne me suiciderais pas et j’arrêterais bientôt de fumer.

 

 

 

* Pour la petite histoire, mon grand-père paternel était menuisier-ébéniste dans les années 20-30 dans l’Orne (61). A partir de 1936 avec les congés payés institués par le Front Populaire de Léon Blum, la demande de ces cabines de plage en bois sur les côtes du Calvados connu un énorme « boum » et mon grand-père se rua sur ce marché qui l’enrichi considérablement. Pendant la 2ème guerre mondiale, la totalité finie comme bois de chauffage à cause de la réquisition du charbon par la puissance occupante. Et re-enrichissement pendant les années 45-55 pour en refournir de nouvelles. Arrivé à l’âge de la retraite (mon grand-père appartenait à l’unique classe d’âge qui échappa à la mobilisation générale de la 1ère guerre mondiale (trop jeune) et de la 2ème (trop vieux) et indirectement tant mieux car si ce n’avait pas été le cas, je ne serais peut-être pas là pour vous raconter tout cela), mon oncle repris l’affaire et fit malheureusement faillite en voulant l’agrandir.                                                                                    

Quelque fois un malheur peut être positif car cela m’évita de me retrouver dans la gauche-caviar honnie.

Une prochaine fois, lorsque l’actualité sera moins brûlante, je vous ferais sur ce blog une mini expo photo de ses cabines de plages. Il avait une griffe mon grand-père, un style facilement reconnaissable. Bien que les fabriquant presque à la chaîne, il s’ingénia toujours à introduire pour chacune des différences, une personnalisation pour l’acquéreur, qui fit qu’elles étaient toutes différentes tout en étant semblables par ce coup de patte unique. Des concurrents essayèrent de l’imiter, ou à l’inverse de développer un style différent ; mais les siennes étaient les plus belles, les plus solides et les plus fonctionnelles et nombre d’entre-elles sont toujours là 31 ans après sa mort. On les trouve le long de la côte depuis Deauville jusqu'à Port-en-Bessin. Peut-être même plus loin encore du fait des achats, des reventes des propriétaires et des fluctuations des héritages. Beaucoup ont été rachetées par les municipalités côtières. Elles pourraient être classées comme monuments historiques dans un proche avenir si des « jeunes » ne s’amusent pas à les brûler comme ce fut le cas pour certaines l’été dernier.

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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