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le blog poilagratter

Histoire de la Wallonie (6)

31 Janvier 2011 , Rédigé par momo Publié dans #Histoire

 

Histoire de la Wallonie (6)

 

Signez, faites signer la pétition : http://9038.lapetition.be/

 

Avant de reprendre l’Histoire de la Belgique au moment où on l’a laissée, signalons le remarquable site de Jacques Lenain : http://www.belgique-francaise.fr/ entièrement consacré à la question qui fait l’objet de notre campagne. Un site et une étude remarquable, la meilleure faite en France à ma connaissance, et des propositions qui rejoignent peu ou prou nos positions.

Intéressant de constater que notre rencontre est le résultat des tous 1ers tractages et collages. Car, si, comme d’habitude le tas de bovins idiots ne se bouscule pas pour signer et fait que le livre que Jean-Pierre Chevènement vient d’écrire et qui s’intitule à juste titre La France est-elle finie ? (Fayard, 2011), est plus que justifié ; il y a heureusement des gens qui méritent l’appellation d’Homo-Sapiens. Une minorité, mais agissante et qui suffira à faire bouger les choses. Que les autres restent dans leur merde et qu’ils en crèvent ; on se passera d’eux et ils pleureront lorsque nous réussirons et lorsqu’ils viendront frapper à la porte pour ramasser des fruits qu’ils n’auront nullement contribués à cultiver, se verront envoyé chier.

Comme d’habitude, à l’arrivée, il y aura Jean qui rie et Jean qui pleure. Seuls ceux(elles) qui auront signé la pétition seront les bienvenus.

PS : elle ne reste en ligne qu’un an.

 

tandem

 

Bref retour sur le chapitre précédent pour indiquer que lors du règne des Capétiens directs, c’est, étonnamment, la Flandre néerlandophone qui est française et la Wallonie francophone qui est allemande et fait partie du Saint-Empire.

 

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Cartes Atlas Historique Stock

 

Une situation qui culmine avec la bataille de Bouvines (1214) et prendra fin à la fin de la Guerre de Cent-Ans… et qui se reproduira brièvement sous Louis XIV entre 1688 et 1697. C’est sous son règne que Calais, reliquat de la Guerre de Cent-Ans, revient définitivement à la France ainsi que le seul morceau de Flandre aujourd’hui encore français : Dunkerque. On se rappellera que Jean-Bart, le grand corsaire de la ville, ne parlant pas un traître mot de français, devait avoir recours à un interprète pour papoter avec le Roi Soleil.   

 

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Carte des fortifications de Vauban sous Louis XIV.

    

 

Lorsque la Révolution française éclate, elle provoque des réactions aux Pays-Bas autrichiens. La Révolution y éclate aussi. Il y en eu même 2 : la liégeoise : francophile, nationaliste et anti-catholique (la cathédrale sera brûlée) et la brabançonne (bruxelloise) libérale et bourgeoise sur le modèle français (qui échappera à bien des parisiens) qui avait d’ailleurs commencée dès 1787.

Lorsque la guerre éclate entre l’Empire Habsbourg et la jeune République française, cette dernière passe une alliance avec Bruxelles… mais en exclue sciemment Liège. Des faits méconnus en France qui éclairent d’un jour nouveau la vraie nature de l’arnaque bourgeoise que fut la Révolution française.

La brabançonne donne naissance aux Etats-Unis de Belgique (tout un symbole), sans Liège et Luxembourg, avec un drapeau qui est celui de la Belgique d’aujourd’hui sauf que les couleurs sont horizontales au lieu de verticales.

flag 1

Le nom de Belgique, inusité depuis l’Empire romain, est ressorti pour l’occasion… et restera.

 

Dès fin 1790, l’Autriche réoccupe le territoire y compris Liège pour le compte du St-Empire Romain Germanique ce qui permet à Léopold II Habsbourg s’y faire élire empereur. Cela provoque le retrait de la Prusse de la coalition anti-française et permet à la France d’occuper la Belgique et de… l’annexer (1795) au moment où la Convention passe la main au Directoire.

La Belgique restera française jusqu’au Congrès de Vienne en 1814.

 

 

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Carte sous le Directoire

 

800px-Departements of French Empire 1811-fr.svg

franceempire

Cartes sous l’Empire

 

Départements de l’Empire français.

 

Les 5 départements wallons sont :

 

Jemmapes, Chef-lieu : Mons ; N° 86

Dyle, Chef-lieu : Bruxelles ; N° 94

Sambre-et-Meuse, Chef-lieu : Namur ; N° 97

Ourthe, Chef-lieu : Liège ; N° 96

Forêts, Chef-lieu : Luxembourg ; N° 98

 

A quelques exceptions près, ces 5 départements recoupent grosso-modo les limites des 5 régions wallonnes actuelles :

 

Jemmapes deviendra le Hainaut ; Dyle : les 2 Brabant + BHV ; Sambre-et-Meuse : Namur ; Ourthe : Liège et Forêts : Luxembourg + le Grand-Duché.

 

Au Congrès de Vienne, l’habile Talleyrand réussi à manœuvrer les vainqueurs de Napoléon et empêche l’Autriche de reprendre pied en Belgique. Il réussi aussi à écarter les vainqueurs de Waterloo (Angleterre et Prusse) en les mettant en opposition dans la vallée du Rhin : Hanovre à l’Angleterre et Westphalie à la Prusse. C’est à une puissance secondaire et affaiblie par l’occupation française (l’Angleterre en a profité pour mettre la main sur ses colonies du Cap et de Ceylan), la Hollande, que revient la Belgique… et c’est à cette occasion qu’elle prend et gardera le nom de Pays-Bas.

 

Au 2ème traité de Paris (1815) après les Cent-Jours et la défaite de Waterloo, la France perd, en sus de ses pertes de 1814,  les villes de Philippeville, Bouillon et Mariembourg ; ce qui formera le saillant, toujours existant, de Givet.

 

L’occupation hollandaise se passe mal. Le gouvernement hollandais est absolutiste et protestant. En 1830, Bruxelles, francophone, francophile, catholique et libérale se soulève comme en 1787-9 au nom des mêmes valeurs + le catholicisme qui lui permet de se voir rallier par Liège et la moitié sud des catholiques flamands (la moitié nord de ces mêmes catholiques flamands (Limbourg septentrional, Brabant septentrional, Zélande méridionale) préférant rester fidèles aux Orangistes).

 

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Limites linguistiques et religieuses (Carte Atlas historique Stock)

 

Ce n’est qu’en 1831 que les troupes hollandaises se retirent partiellement suite à la triple intervention diplomatique qui à la Convention de Londres voit reconnaître l’indépendance et la neutralité belge garantie par les 3 Grandes Puissances : Royaume Uni, Prusse et France. Léopold 1er de Saxe-Cobourg-Gotha est élu Roi des belges. La France se lance aussi dans ses 1ères opérations extérieures depuis la chute de l’Empire (1823 : Madrid et prise du Trocadéro, 1830 : Prise d’Alger, 1832 : expulsion des hollandais qui tenaient encore Anvers… tout cela sous mandat du Congrès de Vienne cependant).

 

Dès ses débuts, la fixation des frontières belges souffre de multiples contentieux. Ce n’est que 1839 que la Hollande (qu’on appellera désormais Pays-Bas) reconnaît enfin l’indépendance de la Belgique et qu’en 1863 qu’elle autorise (et vend) le libre passage des bateaux entrant et sortant d’Anvers.

Lors de la séparation, tout le Limbourg septentrional se rallie à la Belgique sauf Maastricht où la garnison orangiste résiste. En 1841, toute la rive droite de la Meuse retourne aux Pays-Bas pour permettre la continuité territoriale entre Maastricht et le reste des Pays-Bas.

Lors de la séparation, le Grand-Duché de Luxembourg est séparé du reste de la province et demeure propriété hollandaise et partie du Saint Empire Romain Germanique (de même d’ailleurs que tout le Limbourg oriental) avec une garnison… prussienne. En 1839, il devient indépendant… mais reste dans le Saint-Empire et les prussiens y restent aussi. Par contre, le Luxembourg belge quitte le Saint-Empire.

En 1834, la création du Zollverein met ce dernier sous la domination prussienne, ce qui enlève définitivement aux Habsbourg leurs dernières prétentions sur cette partie de l’Europe. 

 

C’est donc une Belgique amoindrie du Limbourg du Sud-Est, des Bouches de l’Escaut, du Grand-Duché et de Malmédy qui voit le jour et se trouve, à peine libérée des menaces hollandaises, à nouveau confrontée à une volonté annexionniste extérieure puisqu’en 1848, la 2ème République française, qui ne se sent pas tenue par les traités signés par Louis-Philippe, fait une 1ère tentative qui échoue face aux autres puissances garantes (GB et Prusse).

 

En outre les 1ères tensions linguistiques apparaissent déjà puisque SEUL le français est langue officielle.

La Belgique est aussi le 2ème pays européen après la France à accorder l’égalité des droits aux Juifs dès 1831.

 

La suite la semaine prochaine.   

 

      

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