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le blog poilagratter

Histoire de la Wallonie (5)

24 Janvier 2011 , Rédigé par momo Publié dans #Politique

 

Histoire de la Wallonie (5)

 

Signez, faites signer la pétition : http://9038.lapetition.be/

 

On ne va évidemment pas dans cet article écrire un traité complet sur l’Histoire de la Belgique et de la Wallonie. Ce n’est uniquement qu’un résumé pour les nuls, c'est-à-dire 90 % des lecteurs de ce Blog. Effort en grande partie vain du reste, puisqu’à lire vos commentaires, quand il y en a, vous souhaitez rester des gros cons* de nuls pour la plus grande partie d’entre-vous.

C’est donc évidemment aux autres, à la petite frange des cons* qui souhaitent s’extraire de leur merde que cet article s’adresse puisque pour l’élite, ce ne sera que de la révision.

 

Sondage à Enghien-les-Bains (95, faut préciser maintenant afin de ne pas confondre avec Enghien, Hainaut) sortie des écoles, où pourtant on devrait s’attendre à un niveau plus élevé chez les bourges ; moins de 10 % seulement des élèves interrogés savent où se trouve la Wallonie, alors que ce n’est qu’à… 200 Kms… et alors qu’ils connaissent pourtant tous Benoît Poelvoorde.

Rien que cela suffit à démontrer la plus que nécessité de cette Cause… du côté de l’actuelle frontière, pour les cons* qui n’en seraient pas encore convaincu !

 

César distinguait plusieurs groupes de populations celtiques. Outre celles déjà romanisées de la Narbonnaise et de la Cisalpine, il y avait celles de la Gaule chevelue. Il y distinguait les belges (entre Seine et Meuse), les brittoniques dans l’actuelle Angleterre et les germains outre-Rhin, des autres gaulois. Pour lui, les belges étaient les meilleurs guerriers : « Horum omnium fortissimi sunt Belgæ ». Avec la conquête, les gaulois se romanisent et se différencient des germains au point de devenir 2 peuples différents.

Lorsque les germains conquièrent la Gaule au début du Vèmesiècle, la différenciation ne s’estompera pas. Dans le royaume mérovingien puis dans l’empire carolingien auquel succèdera l’ottonien dans la partie orientale, la frontière linguistique entre langues germaniques (auquel se rattache le néerlandais) et romanes (auquel se rattache le français) est et restera, peu ou prou, la frontière entre Gaule romaine et Germanie.

 

Il y aura cependant des fluctuations (ces « peu ou prou » en question) et elles continuent aujourd’hui encore et sont l’une des causes du conflit actuel.

 

La transition carolingienne – ottonienne se fait avec le fameux partage de Verdun en 943 qui crée un royaume occidental qui sera la future France et un royaume oriental qui sera la future Allemagne. Entre les 2, la Lotharingie du 3ème frère, Lothaire, aura un destin tumultueux. Lotharingie, en français, donnera Lothringen en allemand qui se… re-traduira ensuite par Lorraine en français ; rien que ce mot illustre parfaitement autant les échanges, les partages et les enrichissements mutuels que les conflits et les divisions.

 

Et en effet, ce territoire immense qui s’étend de la Flandre en suivant le Rhin, la Meuse et l’Escaut jusqu’aux Etats du… Pape en Italie centrale et englobant la vallée du Pô et du Rhône prendra rapidement le nom de Bourgogne et cherchera longtemps sa voie entre la France et le Saint Empire Romain Germanique.

En fait, elle ne balancera pas longtemps. Vis-à-vis de la France capétienne centralisatrice, elle n’était que vassale. Par contre, au sein de l’Empire, la Bourgogne est quasiment indépendante tout en profitant de ces voies de communications pour son florissant commerce entre la Hanse au nord et Venise et Gênes au sud dont elle est un passage obligé.

Elle n’hésite pas à s’allier aux anglais lors de la guerre de Cent Ans et capture Jeanne d’Arc (1430). Au traité d’Arras (1435), Charles VII renonce à sa suzeraineté sur la Bourgogne. Louis XI ne parviendra pas à remettre la main dessus et Charles le Téméraire ne sera finalement vaincu que pas les suisses qui en profiterons pour devenir indépendant… et le sont toujours aujourd’hui.

 

La défaite de Charles le Téméraire eut une autre conséquence, durable et de grande importance historique : la main mise par Charles Quint et l’Espagne sur la Bourgogne.

 

On quittera là l’Histoire de la Bourgogne pour ne plus s’intéresser qu’à la partie qui à ce moment pris le nom de Pays-Bas espagnols.

N’en font pas partie, les évêchés, dont le principal est celui de Liège, dépendants directement du St- Empire (et du Pape). Leurs rôles seront déterminants dans une zone initialement germanophone qui deviendra du fait du latin, principalement francophone. C’est, et ça reste, le gain territorial francophone le plus important en Europe depuis la définition d’une ligne de séparation entre langues romanes et germaniques sous l’Empire carolingien (remontant même aux mérovingiens selon certains auteurs). 

 

 france patois

Carte linguistique

 

Sur cette carte, ne sont pas des langues françaises, le basque, le breton (celtique), le catalan (hispanique), le génois et le corse (italiques), l’alsacien, le platt ou lorrain, le luxembourgeois et le flamand (germaniques). Toutes les autres langues appartiennent aux 3 groupes de langues françaises : en vert, les langues d’Oïl (dont le wallon et le bruxellois) ; en jaune, le Franco-Provençal (dont le suisse roman et le valdôtain) ; en rouge, les langues d’Oc.

 

Dès la fin du XVIèmesiècle, la puissance espagnole subit 2 puissants coups d’arrêts. Religieux d’une part avec la Réforme qui voit la conversion de presque tous les Pays-Bas, et la défaite de l’Invincible Armada par Elizabeth 1ère d’Angleterre qui amène la déclaration d’indépendance de la Hollande en cette année 1588 sous le nom de Provinces-Unies.

Grâce à l’aide des Jésuites et de la Sainte Inquisition, l’Espagne maintient dans le catholicisme la partie sud du pays qui garde le nom de Pays-Bas (alors que ce nom est aujourd’hui porté par le pays qui s’est appelé Provinces-Unies et que les autres nations appelaient la Hollande et dont on appelle toujours les habitants des hollandais ; autre exemple de l’enchevêtrement des cultures). Elle est aidée en cela par la France catholique qui au siècle suivant voit Louis XIV envahir le pays et établir les frontières, et les fortifier avec Vauban, à peu près là où elles sont aujourd’hui (le fameux pré carré).

Pour ce qui est de la Hollande, son indépendance ne sera définitivement reconnue qu’au traité de Westphalie en 1648. Au traité d’Utrecht, 1713, les espagnols sont remplacés par les autrichiens dans la partie sud. Ils y resteront jusqu’à la Révolution dont, pour éviter de faire trop long, on abordera la suite de l’Histoire dans le prochain N°.    

 

Les plus pressés pourront déjà consulter : http://encyclo.voila.fr/wiki/Belgique & http://encyclo.voila.fr/wiki/Histoire_de_la_Belgique

 

 

*Le discours « tas de cons ! » ne s’adresse évidemment qu’aux anciens (depuis 2007 pour PàG) qui viennent ici et ne font rien, n’ont jamais rien fait pour cette Cause. Il ne concernera évidemment les nouveaux que s’ils sont aussi cons(nnes) que ces anciens. Le discours « tas de cons » est apparu à la fin de l’été 2008 en constatant que la masse était devenue complètement bovine. Ce qui était le rêve du Système dans les années 70 vient, hélas, de devenir une réalité quasi presque complète. Au printemps 2009, la campagne « Oise » l’a encore reconfirmé et on dépasse maintenant, avec l’échec de la pétition (été 2010) (http://7814.lapetition.be/), l'invraisemblable. Le discours «  tas de cons ! » devrait même laisser sa place à un discours « tas de fumiers » !

Le discours «  tas de cons ! » s’adresse aussi à TOUS ceux qui votent et/ou s’apprêtent à voter pour les partis suivants et leurs candidats : PCF, NPA, LO, PS, Verts et affiliés, partis de traîtres à la classe ouvrière française et même étrangère puisqu’ils ne défendent plus que les étrangers qui ne travaillent pas (roms, voilées) ; bref ceux que l’on appelle la Gôche et dont NOUS, LA VRAIE GAUCHE, la Gauche Nationale Laïque et Républicaine, ne se reconnaît plus.

Le flop Cantona confirme cette analyse avec une audience monstre, des intentions nombreuses… et personne à l’arrivée… comme pour la campagne anti-épilation.

 

 

 

Dernières nouvelles :

 

Une manifestation assez peu importante (34.000 personnes) vient d’avoir ce dimanche à Bruxelles. Il est intéressant de souligner qu’elle fut majoritairement composée de francophones. C’est donc un ½ échec et ce qui en résulte, dans les interviews en marge de la manif, est l’indiscutable progression de l’opinion que la séparation est la seule solution.

Pas un scoop pour nous. On a d’ailleurs attendu pas mal de temps avant de prendre notre décision (la 1ère crise ministérielle de longue durée date de 2007) et ce n’est qu’avec la conviction acquise que c’est vraiment la SEULE solution, que nous nous sommes lancés dans cette nouvelle lutte.

A noter, vous l’aurez remarqué, et c’est significatif de l’Occupation de la France et des Collabos qui nous gouvernent et nous informent, que la Tunisie est plus couverte par la presse française que la Belgique.

 

On notera aussi que l’absence d’un gouvernement fédéral est d’une faible incidence finalement, sauf en politique étrangère, puisque le gouvernement intérieur réel est depuis longtemps exercé par les gouvernements flamands et wallons. 

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