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le blog poilagratter

Histoire de la Belgique (12)

14 Mars 2011 , Rédigé par momo Publié dans #Histoire

Histoire de la Wallonie (12)

 

Signez, faites signer la pétition : http://9038.lapetition.be/

 

 

http://encyclo.voila.fr/wiki/Arm%C3%A9e_belge_en_1940

 

Le 10 mai 1940, Hitler passe à l’attaque sur le front ouest sans attendre la fin de la campagne de Norvège alors que ses troupes de montagnes, renforcées des marins des destroyers coulés par la Royal Navy, risquent d’être assez mal engagées si les alliés débarquent… ce qui se produira le 13 justement.

 

Pour l’heure, Gamelin pense avoir tout prévu et s’attends à 3 possibilités :

 

1.      Attaque allemande sur la ligne Maginot : elle est fort bien défendue avec quasiment la moitié des forces disponibles (ce qui est beaucoup plus que prévu à l’origine où sa fonction aurait du être d’économiser les troupes… ce qui était justement (voir N° précédent) ce qu’en faisait les allemands avec la ligne Siegfried). En outre, 3 DCr sont en arrière au cas où et la VIIème Armée Giraud, la seule de l’Armée française à être entièrement motorisée, est en embuscade derrière Sedan en position pour soit renforcer les DCr à sa droite dans le cas présent, soit foncer en Belgique à sa gauche dans le cas N° 2 que l’on verra ensuite.

 

Rétrospectivement, on ne peut qu’être frappé devant le remarquable positionnement des troupes par Gamelin qui s’il s’en était tenu là aurait créer un sacré problème aux allemands et aurait peut-être même remporté la bataille.

 

2.      Attaque allemande en Belgique pour tourner les fortifications française : là, c’est les IXème Armée de Corap (avec 2 DLM et 2 DLC) et la Ière de Blanchard (avec 1 DCr et 1 DLC) qui, avec l’autre armée entièrement motorisée de l’alliance, le Corps Expéditionnaire Britannique, s’avance vers le Canal Albert et rejoigne l’Armée belge pour contrer l’attaque allemande.

 

La VIIème basculera ensuite vers sa gauche pour soit prendre de flanc les allemands s’ils percent, soit les repousser et envahir l’Allemagne si la coalition franco-anglo-belge résiste.

 

C’est le plan de Gamelin depuis 1935, depuis 1935 il s’en est tenu là et n’y a jamais dérogé jusqu’à présent, même en septembre 1939 où il a préféré laisser passer une chance unique pour s’en tenir à son plan qu’il croit infaillible.

 

3.      Gamelin a aussi prévu une éventuelle variante au plan allemand : l’invasion de la Hollande. Dans ce cas, inutile pense-t-il, de laisser la VIIème derrière Sedan car cela voudrait dire, pense-t-il, que les allemands lancent une manœuvre tournante de plus grande ampleur qu’en 1914 impliquant forcément l’ensemble de leurs forces blindées.

 P1000491a

Problème, l’attaque de la Hollande, selon le plan allemand, mais Gamelin l’ignore, ne doit être que la seule affaire de la Luftwaffe et de la SS et Goering pense que ses parachutistes et ses troupes aéroportées pourront faire la même chose qu’au Danemark et au sud de la Norvège. Au cas où, un régiment SS de motocyclistes doit foncer pour rejoindre les paras et achever la conquête. La Hollande est ainsi une affaire des seules troupes politisées.

 

Et, et il faut bien le comprendre, car il n’y a nulle préméditation allemande en la matière, ces derniers étant bien loin d’imaginer la réaction de Gamelin en TOTALE contradiction avec son attitude depuis 1935, c’est Gamelin lui-même qui va ouvrir la porte aux allemands en prévoyant d’envoyer la VIIème en Hollande au cas où cette dernière serait attaquée.

Dans l’esprit de ce Général qui fut toujours le 1er de la classe, major de toutes ses promotions, le général le plus intelligent du monde selon la propagande française, cela permettrait en sus de mettre une armée française à la gauche des anglais et les obliger, en cas de retraite, comme en 1914, à suivre le mouvement général des armées françaises tout en rajoutant les 8 – 10 divisions hollandaises à la coalition franco-anglo-belge.

 

Mais Gamelin veut faire plus et veut aussi gagner l’équivalent de ce qui fut la course à la mer après la bataille de la Marne en 1914. L’homme le plus intelligent du monde change ainsi, au dernier moment, à la surprise aussi bien des anglais que de ces propres généraux, sa tactique défensive depuis 1935, pour accepter et engager avec les allemands une bataille de rencontre qui, comme toute bataille de rencontre, est par définition des plus hasardeuses.

 

 

L’idée repose sur la rapidité du déplacement de la VIIème qui ne pourra se faire efficacement qu’avec une bonne protection aérienne. C’est justement ce qui manque. L’Armée de l’Air française fera de son mieux… au détriment de l’attaque des convois allemands qui s’étendent depuis Cologne jusqu’aux chemins forestiers de l’Ardenne et que les avions de reconnaissance ont pourtant parfaitement détecter. Pas un bombardier français n’attaquera là ces colonnes si vulnérables pendant ces jours si décisifs. La Royal Air Force, quand à elle, se montre bien timide à engager la chasse allemande au-dessus de la Hollande. L’aviation hollandaise est ainsi rapidement balayée, les paras et aéroportés allemands, malgré de très lourdes pertes, atteignent leurs objectifs, et, voyant les français franchirent la frontière, Goering ordonne le bombardement stratégique de Rotterdam. Une réussite, la Hollande capitule le 15, moins d’une semaine après l’attaque allemande contrariant ainsi les plans français.     

http://encyclo.voila.fr/wiki/Bataille_des_Pays-Bas

 

Plus au sud, alors que le CEB et les Ière et IXème Armée française foncent vers le canal Albert et les forts de Liège pour rejoindre l’Armée belge, Gamelin joue littéralement le super banco comme avec la VIIème. Non seulement, il lance les 2 DLM de la IXème EN AVANT avec les DLC, mais il découple aussi les GRDI et GRCA (Groupes de reconnaissance motorisés) pour aller plus vite encore.

Le résultat est la bataille de Hannut : http://encyclo.voila.fr/wiki/Bataille_de_Hannut

Les DLM de Prioux y perdent la moitié de leurs chars contre les 3 Panzers du groupe allemand chargé de la diversion en Belgique selon le nouveau plan allemand de von Manstein.

 

Ce sacrifice permit certes d’accoupler, comme le souhaitait Gamelin, l’Armée belge au groupe franco-anglais, mais il faut bien reconnaître, comme on le verra par la suite, qu’on n’a pas vraiment gagné au change. Pire, les 7 Panzers du groupe principal, après avoir fait leur percée à Sedan (http://encyclo.voila.fr/wiki/Perc%C3%A9e_de_Sedan), passe ainsi facilement DERRIERE le groupe franco-anglo-belge où aurait dû normalement se trouver les DLM pour leur barrer le passage.

Seule, la 3ème DCr tente de fermer la porte de Sedan (http://encyclo.voila.fr/wiki/Bataille_de_Stonne) au sud et les Spahis, une cavalerie coloniale non motorisée, au nord (http://encyclo.voila.fr/wiki/Bataille_de_La_Horgne)

Au centre, c’est la catastrophe. La 1ère DCr est écrasée à Rethel par la Luftwaffe puis est balayée par le flot allemand alors qu’elle attend des ordres… qui ne viendront jamais ; quand à la 2ème DCr, c’est pire encore : elle est purement et simplement capturée intacte à Rethel même où elle vient d’être envoyée, trop près du front et au mépris des informations de la reconnaissance aérienne… à sa descente du train.

Il aurait fallu donner un ordre de repli à la 1ère et débarquer la 2ème plus loin en arrière pour qu’elles puissent se concentrer. On ne sait pas aujourd’hui encore qui est responsable de ce désastre de Gamelin, de Georges (commandant du Front Nord-Est), de Doumenc (commandement intermédiaire intégrant l’aviation de ce secteur récemment créer), Billotte (commandant du 1er groupe d’armées sous les ordres desquels elles sont censées opérer). Un mille-feuille administratif et organisationnel dû au « génie » du 1er de la classe Gamelin en tout cas et qui fit que les DCr ne purent coordonner leur action ni avec la IXème Armée (Corap), ni avec la IIème (Huntzinger), ni même avec la VIème (Touchon) envoyée en renfort.  

Plus au nord, les chasseurs ardennais (des wallons équipés des seuls chars légers belges (Carden Loyd et Vickers anglais du début des années 30 modifiés) et d’excellents canons antichars… autrichiens) et la DLC (de la IIème Armée) qui se trouve entre les 2 groupes allemands leurs causent de lourdes pertes mais doivent retraiter pour ne pas être encercler après la percée allemande au nord et celle de Sedan au sud où la Meuse est franchie.

La Meuse est aussi franchie plus au nord encore par un débarquement de planeurs sur le fort d’Eben Emael (http://encyclo.voila.fr/wiki/%C3%89ben-%C3%89mael) et l’utilisation de cette toute nouvelle invention qu’est la charge creuse qui neutralise un fort ultra moderne conçu pour résister aux  armes chimiques et permet de prendre intact le pont. Au milieu, sur le canal Albert, les troupes flamandes se retirent sans combattre et livrent d’autres ponts intacts aux allemands AVANT que n’y arrivent les anglais dont c’était l’objectif.

Ce même 15, Gamelin prend enfin conscience de sa connerie, qu’il est pris de vitesse au nord, battu au milieu et en train d’être tourné au sud avec l’ampleur de ce qui se passe à Sedan et ordonne la retraite générale. Il est temps et pour une fois, Gamelin fait enfin confiance aux reconnaissances de l’Armée de l’Air qui, il faut le re-souligner, ont pendant toutes les opérations, et jusqu’à la fin, fournis au(x) GQG(s) trop nombreux les informations indispensables. Les Potez 63-11 et les nouveaux Bloch 174 ont été, malgré de lourdes pertes pour les 1ers, à la hauteur de ce que l’ont attendait d’eux.

Seul, le matériel radio pour se faire fait souvent défaut car les fournitures sont sabotées par les ouvriers communistes en usine obligeant à passer par le réseau téléphonique et télégraphique civil… dont les lignes sont également coupées par d’autres saboteurs communistes. En 1944, ils n’auront qu’à refaire la même chose contre les allemands forts de l’expérience acquise contre… l’Armée française en 1940.

Et ce n’est pas fini comme on va le verra la semaine suivante.*   

  

 

La suite au prochain N°.

 

 

* on s’étend sur cet épisode commun à la France et à la Belgique autant parce que cela fait partie de la série d’articles consacré à l’Histoire de la Belgique et de la Wallonie, support Blog de notre campagne de terrain Wallonie française ; que parce que nous commémorons le 70ème Anniversaire de la plus grande défaite de notre Histoire ; et l’on a vu en mai 2010, que nos dirigeants, ces traîtres, Sarkozy en tête, n’ont toujours pas voulu reconnaître certains aspects de ces causes, que ce soit l’inaptitude des élites en places face à une situation nouvelle et d’urgence ou l’attitude des communistes. Une similitude étonnante avec l’actualité d’aujourd’hui où Marine Le Pen est aujourd’hui, comme hier le Maréchal, l’unique recours d’un Peuple trahi et abandonné. Aujourd’hui, il est même en plus racketté comme si ce n’était pas suffisant. Mais, « ces mensonges qui nous ont fait tant de mal » pour citer le Maréchal, comment pourrait-on dire, du Kärcher évoqué et jamais utilisé, à l’attitude des faux-cul face à Zemmour et à Brunel (qui ne parle même pas de renvoyer ceux qui sont là et se reproduisent, à nos frais, comme des lapins ; mais seulement d’empêcher les autres de les rejoindre… en fuyant la « liberté »), rares personnalités à tenir un discours de bon sens ; que « ces mensonges » sont encore pire que ceux d’hier :

 

 

AA situation actuelle

 alloc

  

faux-cul 1

faux-culs

haricots

oubli

Sans titre2

untitled1

viol1

retraite

stress

 

La volonté démocratique du Peuple n’y est même plus respectée et Sarko nous a vendu à une Europe mondialiste valet des USA, de la Chine et du FMI (dont le directeur aurait honte d’oser se présenter ainsi à nos suffrages mais qui y est appeler par des médias totalement corrompus qui prétendent nous représenter… mais ne représentent que les publicitaires qui imposent leur discours, leur marché, leurs produits ; de l’épilation à la bouffe halal)

 

Ri7Non francais a l UE

 

 

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