13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:29

A côté de la plaque (5)

 

 

« Travaillez plus pour gagner plus ! »

 

                            Nicolas Sarközy, 1er Président à ne pas être le Président de tous les français, mais seulement celui des riches.

 

 

Je viens d’être décoré de la Médaille d’Or du Travail (35 ans de bons et loyaux services comme l’on disait sous les 3ème et 4ème République et encore au début de la 5ème… et que l’on n’ose même plus dire aujourd’hui).

 

Et je constate ce qui suit :

 

1.      Quand j’ai commencé à bosser, je touchais 4 fois le SMIC (appelé SMIG à l’époque). Aujourd’hui, je ne touche plus que 1,4 fois le SMIC.

 

2.      Quand j’ai commencé à bosser, il fallait que mon salaire soit multiplié par 1,4 pour acheter à Paris.

Aujourd’hui, il faudrait qu’il soit multiplié par 4 pour acheter à Paris une surface qui serait en outre devenue insuffisante.

 

3.      Quand j’ai commencé à bosser, je travaillais plus pour gagner plus :

a.       Avec des copains, je réparais des voitures avec des pièces achetées à la casse que l’on revendait ensuite. Aujourd’hui, ce n’est plus possible avec les contrôles techniques.

b.      J’ai été pompistes. Aujourd’hui, il n’y a presque plus de pompes, les gens faisant le plein au supermarché vu le prix des carburants.

c.       J’ai été barman. Aujourd’hui, les cafés ferment les uns après les autres, vu la baisse du pouvoir d’achat.

d.      J’ai fait de la sécurité la nuit, c’était payé 9 fois le SMIC. Aujourd’hui, c’est payé des queues de prunes et c’est trusté par les étrangers.

e.       J’ai fait des réunions de consommateurs. C’était payé 100 FF l’heure. C’est toujours le même prix et y’en a de moins en moins vu qu’un tas de cons de jeunes en font… gratos.

f.        Etc…

 

4.      Mon père était ouvrier, ma mère ne travaillait pas et ils ont pu quand même faire construire un pavillon en meulières (20.000 FF de 1965). Aujourd’hui, ce pavillon vaut 650.000 € et même une famille de cadres moyens dont les 2 travaillent ne peut s’offrir cela.

 

5.      Je suis né à Paris, travaille à Paris… et n’ai jamais pu y habiter. Je me tape 3 heures ½ de transport par jour. Je n’ai pas droit au 1 % logement car :

a.       C’est réservé aux travailleurs immigrés

b.      Je suis propriétaire

 

Au XIXème siècle, les patrons construisaient des logements à 2 pas du puits de mine pour les mineurs, les corons.

 

Et l’incroyable de l’Histoire, c’est que je suis un… favorisé. C’est ce que l’on n’arrête pas de me dire au point que je finirais presque par le croire.

Je suis sur que des tas d’entre-vous dans une situation comparable à la mienne le croit.

Je suis sur que des tas de jeunes (d’origine immigrée inclus) évidemment moins favorisé que moi puisque débarquant dans ce monde et devant débuter avec une situation bien moins favorable que celle où j’ai débuté le croit.

 

Il faut être fils à papa et ne plus avoir à attendre que les vieux crèvent pour toucher l’héritage pour le croire VRAIMENT.

 

Pour les autres, et comme ce fut le cas pour moi, il serait temps d’ouvrir les yeux.

 

Et pas 1, mais les 2 ; car ce n’est pas la Gôche qui changera cette situation puisqu’elle est due, en matière de logement comme de travail et de salaire à une immigration également soutenue par elle. 

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Published by momo - dans Sociétal
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