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le blog poilagratter

Turquie

10 Mai 2007 , Rédigé par maurice Publié dans #Histoire

 

La Turquie et Kemal Atatürk

 

 

 

 

Réédition de l?article du MP1PM sur ce plus qu?intéressant sujet. Réédition qui s?impose face à l?actualité critique que vit actuellement ce pays.

 

 

 

 

Après la claque monstre du référendum sur la Constitution européenne de la France d?en bas à celle d?en haut à la quelle nous avons brillamment participé, les mondialistes n?ont pas perdu espoir de l?emporter en 2ème mi-temps avec l?entrée de la Turquie dans la Communauté, aidée en cela par le ralliement des forces d?un étonnant Pacte à 3 (Staliniens-Catholiques-Islamistes) et l?appoint pour le moins incongru du trotskyste bourgeois Besancenot.

Il n?est donc pas inutile de se tourner vers ce pays à l?Histoire tourmentée et passionnante et de mettre une fois de plus notre grain de sel dans le débat.

Tout d?abord, nous allons rappeler, en bref résumé, les étapes importantes et indispensables à connaître du grand homme d?état, que fut Mustafa Kemal si l?on veut comprendre quelque chose à la question turque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début du siècle dernier, jeune et prometteur officier supérieur de l?armée du Sultan, Mustafa Kemal conscient de la décadence de l?Empire Ottoman des Osmanlis et impressionné par la rapidité, l?efficacité et l?ampleur du progrès de l?Occident, adhère au Mouvement des Jeunes Turcs d?inspiration maçonnique anglaise et au Comité Union et Progrès. Ce dernier prend le pouvoir en 1908. C?est le triumvirat maçonnique Enver Pacha, Taalat Pacha, Djemal Pacha qui l?incarne. Kemal Pacha qui n?est pas franc-maçon est mis à l?écart en Province.

Survient la 1ère Guerre Mondiale où l?Empire s?allie à l?Allemagne. C?est en 1915, que Kemal remporte une grande victoire aux Dardanelles. Les alliés, voulant sortir du bourbier, débarquent plus au nord de la sanglante péninsule dans le désir de prendre à revers les troupes turques. Mauvais choix : ce secteur est tenu par Kemal et ses troupes.

Cela permit aussi à Kemal d?être « ailleurs » lors du génocide arménien qu?il condamne.

En 1919, le Sultan envoie Kemal devenu gênant, car auréolé d?être le seul général invaincu des Empires Centraux, en Anatolie orientale démobiliser les troupes en vertu des accords d?Armistice au moment où se signe l?humiliant Traité de Sèvres.

Loin de démobiliser les troupes, il se les approprient, conquiert la région en s?appuyant sur les Arméniens et les Kurdes, puis se retourne vers l?Anatolie centrale et s?empare  d?Angora (la future Ankara). Astucieusement, il évite de marcher sur Constantinople où se trouvent les alliés et fonce vers Smyrne pour écraser le faible corps expéditionnaire grec à qui le Traité de Sèvres vient de donner la région. Devant l?ampleur de la victoire :

§         Italiens et français renoncent à s?emparer de l?Anatolie du sud.

§         Arrivé triomphale de Kemal, sans combattre, à Constantinople et départ des alliés qui lui abandonne même les navires allemands qui s?y trouve dont le puissant croiseur de bataille Goeben qui joua un rôle si important en 1914 (tel ne fut pas le cas de la flotte russe de la Mer Noire, internée à Bizerte).

§         Abolition du Sultanat et proclamation de la République. Ce faisant, Kemal agit encore subtilement car l?Osmanlis, s?il perd son pouvoir temporel, reste en place en temps que Calife et Commandeur des croyants. Kemal s?inspire ainsi de la jeune République italienne qui avait fait de même avec le Pape à Rome en 1870.

Cela lui permet de renégocier le Traité de Sèvres et de lui substituer celui de Lausanne en 1923.

Cela fait, il supprime le Califat en 1924 et écrase à la fois l?opposition religieuse et républicaine par la force. L?Islam mondial se retrouve sans chef et la démocratie à peine née est supprimée.

En 1925, manipulé par les anglais qui lorgnent sur les pétroles de Kirkuk et Mossoul (régions que l?actualité récente à remis à la 1ère place avec la 3ème guerre du Golfe) et les soviétiques qui font leur arrivée dans la région, les kurdes se révoltent. Kemal écrasent ces alliés qui avaient joués un rôle si important dans sa prise du pouvoir, supprime toute idée d?état Kurde et en profite pour faire de même avec les arméniens dont, maintenant il nie la réalité du génocide (position inchangée en Turquie jusqu?à nos jours). Expulsion de tous les chrétiens (grecs comme arméniens) et retour des turcs des balkans. Kirkuk et Mossoul sont discrètement incluses dans le mandat anglais d?Irak (il est curieux de savoir que ces mêmes villes pétrolières avaient été promises? aux français par les accords Sykes-Picot de 1916).

L?Arménie est partagée entre Turquie et URSS. En échange, avec l?accord de Staline, Kemal liquide les communistes turcs.

1926 : à l?intérieur, profitant d?un faux attentat contre sa personne, Kemal élimine brutalement ses anciens partenaires d?Union et Progrès, interdit les syndicats et les derviches.

Son pouvoir atteint son apogée et il prononce un discours fleuve de? 36 heures, un record, où il réécrit l?Histoire récente de son pays en la confondant avec la sienne propre.

Un code civil est adopté sur le modèle suisse, un code pénal sur le modèle italien, et la séparation des pouvoirs religieux et civils sur le modèle français de 1905.

Egalement sur le modèle français et pour les mêmes raisons, création de l?Enseignement public. Suppression des tribunaux religieux. Interdiction du fez et adoption du costume-cravate pour les hommes et interdiction du port du voile pour les femmes dans le domaine public. Cela est imposé par la force là aussi, 100 exécutions et un nombre indéterminé d?emprisonnement. Adoption du calendrier occidental (grégorien donc) malgré les protestations.

1926 : année charnière. L?égalité homme-femme est proclamée.

1927 : pause. (ouf !)

1928 : et c?est reparti ! L?Islam n?est plus religion d?Etat. Adoption de l?alphabet latin à la place de l?écriture arabe pour écrire la langue turque. De même, à la mosquée, la prière doit désormais se dire en turc et plus en arabe (précédant ainsi de plusieurs décennies la réforme de Vatican II chez les catholiques où la langue nationale remplace le latin pour la messe).

1929 : crise économique.

1930 : Création d?une Banque Centrale pour faire face à la crise et adoption d?une économie dirigiste d?inspiration soviétique. Pour faire balance, création d?un pseudo parti d?opposition destiné à donner l?illusion d?un rétablissement de la démocratie, ce qui sera un échec.

1932 : entrée à la SDN.

1933 : rapprochement aussi bien avec l?URSS qu?avec l?Italie et l?Allemagne. Création de « mouvements de masses », enrôlement de la jeunesse, vision raciale de l?Histoire (discours sur le « surhomme turc », réécriture de l?Histoire de l?Anatolie qui aurait toujours été turque et affirmation d?une origine turque de? l?Humanité [pas moins]) de type nazi.

1934 : droit de vote aux femmes (12 ans avant la France). Création de l?Etat-Civil. Kemal prend le surnom d?Atatürk (Père des turcs)

1935 : instauration du Dimanche, jour férié (alors que c?est le vendredi en terre d?Islam).

1937 : les termes de laïcisme et de laïcité apparaissent dans la Constitution. Rapprochement avec les USA et début d?une politique qui demeurera une constante du régime jusqu?à aujourd?hui (la Turquie est membre de l?OTAN).

10/11/1938 à 9 heures 05 : mort d?Atatürk.

1951 : loi punissant de prison toute personne qui critiquerait Kemal et (ou) le kémalisme (toujours en vigueur) prise à l?initiative de l?armée.

 

 

 

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Depuis la mort du grand homme, le pays semble s?être figé dans un immobilisme renforcé par la loi de 51 et suscite bien des interrogations.

Tout d?abord, il faut savoir que si les mondialistes vantent le leader laïc, c?est au moment même où ces mêmes mondialistes sont en train de détruire la laïcité en France.

Ensuite, si le grand leader s?inspira de la France pour cela et pour l?Education, c?est que cela lui permettait d?éliminer l?opposition religieuse. Pour d?autre choses, il alla s?inspirer en URSS pour l?économie (toujours parce que cela renforçais son pouvoir) et en Italie et Allemagne (organisation de Jeunesse, Idéologie, réécriture-falsification de l?Histoire) toujours pour les mêmes raisons, tout en ayant une politique étrangère subtile et neutre (pas d?alliances contraignantes comme l?Espagne). Cette confluence d?influences rappelle le Japon de l?ère Meiji à la grande différence que le Japon gardera ses traditions alors que Kemal voulu en faire table rase.

Car le grand leader est un dictateur et le régime actuel turc est plus marqué par la corruption inhérente à ce type de régime qu?à une démocratie digne de ce nom.

Ce qui différencie la « révolution » kémaliste de ses contemporaines russe, italienne et allemande, c?est que contrairement à ses s?urs, elle n?est pas un mouvement venu de la base, de la masse. La révolution kémaliste a été imposé par en haut, de façon rapide (trop), extrêmement brutale et traumatisante pour le peuple et l?armée en constitue aujourd?hui encore sa seule garante. La Turquie d?aujourd?hui rappelle l?URSS de Brejnev, figée dans un modèle passé, en survie par perfusion financière et en matériels militaires américains, dont le modèle laïc tant vanté n?est qu?un vernis de plus en plus cloqué. La pression démographique, la « croissance régressive » qui en est la conséquence (Istanbul double de superficie tous les 20 ans et le processus s?accélère d?une manière exponentielle et incontrôlable), la montée de la misère et de l?islamiste intégriste qui en est la conséquence, fait de la Turquie une marmite sous pression dont la question n?est pas de savoir si elle va exploser, mais quand.

L?idéologie des années 30 fait de la Turquie le seul pays au monde a ne pas avoir été dénazifié et l?ultra-nationalisme et le racisme, de l?armée notamment, sont toujours une donnée importante de la vie politique turque totalement ignorée par les « gens autorisés » (comme disait Coluche) en Occident. Le « crime d?honneur » par exemple, qui consiste pour un turc à tuer sa s?ur si elle couche avec un non-turc, n?est pas que le fait que des intégristes ? On le trouve aussi dans les milieux laïcs, soit disant religieux modérés, mais ultra-nationalistes et racistes.

Sur ce plan, il convient de rappeler que l?Empire Ottoman était bien plus européen que la république turque actuelle. L?Empire étant un état multiracial, la capitale était Constantinople en Europe, ville cosmopolite. La république est un état monoéthnique dont la capitale asiatique, Ankara est 100 % turque.

Rappelons que la Russie est chrétienne, européenne et indo-européenne est qu?il n?est pas question qu?elle rentre dans la Communauté européenne. La Turquie n?est rien de ces 3 choses. Le morceau de Turquie qui se trouve en Europe est même un double accident de l?Histoire. En 1913, à l?issue de la 1ère guerre balkanique, il aurait du être bulgare. La Bulgarie, écrasée dans la 2ème guerre balkanique par grecs et serbes, fut attaquée dans le dos par la Roumanie? et par la Turquie qui récupéra Andrinople. En 1920, le Traité de Sèvres le donna aux grecs. En 1922, avant l?expulsion des chrétiens, les turcs n?y sont qu?une minorité. Ce territoire n?est turc aujourd?hui que grâce à la politique de purification ethnique de Kemal et c?est franchement ignoble de voir se servir de ce lambeau de territoire appelé Thrace orientale pour justifier l?entrée de la Turquie dans l?Europe. Passe encore pour le concours de l?Eurovision ou les coupes d?Europe de football ou de hand-ball? quoique !

C?est là qu?intervient « super faux-cul » Chirac qui nous dit que si la Turquie ne rentre pas dans l?Europe, elle va inévitablement sombrer dans l?intégrisme ; alors que si elle devient intégriste après son entrée dans l?Europe, il sera impossible de l?en faire sortir.

Si l?on se place, point important et fondamental pour nous, sur un plan « reichien », l?égalité homme-femme n?est qu?une façade, la liberté sexuelle des femmes n?existe pas dans ce peuple profondément endogame et patriarcal. De même, le taux de fécondité, voisin ou inférieur à 2 en Europe est de l?ordre de 6 ou plus en Turquie. Comme la croissance n?atteindra jamais 7 %, la misère ne fera qu?augmenter. On a déjà assez de problème en matière de planning familial avec l?Irlande et la Pologne sans se rajouter la Turquie sur les bras. L?entrée dans l?Europe ne changera rien au sort des femmes turques, par contre ce sera une catastrophe pour les femmes européennes déjà confrontées au voile et aux pratiques musulmanes dans les citées même lorsqu?elle ne sont pas musulmanes. (des maghrébines non-pratiquantes se font régulièrement agresser dans nos cités si elles sont surprises en train de manger un sandwich dans la rue le jour, lors du ramadan)

Là aussi, l?Empire Ottoman était plus européen que l?actuelle république. Constantinople était connue comme l?un des plus vaste lupanar d?Europe et faisait le délice des voyageurs du Bagdad Bahn et de l?Orient Express échappant à l?Europe victorienne sexuelle répressive. La ville servira longtemps aussi de lieu de rencontres et de luttes aux espions de l?Axe et des Alliés puis de l?Est et de l?Ouest sur fond de lupanars. C?est bien pour cela que Kemal transférera la capitale à Ankara en même temps qu?il adoptera le costard-cravate sexuel répressif  victorien. La république kémaliste et post-kémaliste n?est pas « reichienne ». Sur ce plan, des pays comme ceux du Maghreb, l?Egypte et même le Liban et Israël sont bien plus proche de nos valeurs ; et, comme pour la Russie, il n?est pas question non plus de les voir rentrer dans L?Europe.

Que la Turquie soit laïque, c?est bien ; mais c?est aussi le cas de l?Egypte, de la Tunisie, et récemment encore, de l?Algérie (d?ailleurs, le fait que sous la pression islamiste, le puissant FLN ait abandonné la laïcité pour un Islam religion d?Etat devrait faire réfléchir sur ce qui pourrait arriver en Turquie, Egypte, Tunisie, etc?). Hors nous avons vu que cela n?est qu?une peau de léopard mitée dont la fiction ne durera que tant que les militaires maintiendront le couvercle de force sur la marmite.

La solution n?est donc pas dans l?entrée dans l?Europe aussi bien pour nous que pour eux.

Du reste, l?Ouest n?est pas la priorité du pouvoir turc. C?est plutôt l?Est. Et les droits récents accordés aux kurdes ne sont pas sans arrières pensées lorsqu?on les mets en coïncidences avec l?autonomie de Kirkuk et Mossoul depuis l?occupation américaine de l?Iraq. La reconquête de ces provinces d?Empire, et surtout ses pétroles n?est pas qu?un rêve. De même, l?union avec les frères turcophones d?Azerbaïdjan n?est empêchée que par cette damnée Arménie soutenue par la Russie. Là aussi, les riches pétroles de Bakou font fantasmer.

Enfin l?alliance avec les USA et Israël reste un pilier de la politique turque face notamment à la revendication syrienne sur Iskenderun et Antakya (Alexandrette et Antioche). [En 1939, la France titulaire du mandat sur la Syrie avait cédé ces 2 villes à la Turquie pour empêcher de se reproduire le cas de 1914 où la Turquie était entrée en guerre aux côtés des allemands]

L?entrée de la Turquie dans l?Europe intéresse aussi les USA et surtout Israël (ce dernier état étant également candidat). Pour ce dernier pays (et ses produits surtout), la Turquie est l?antichambre de l?Europe (comme la Turquie, Israël est membre du concours de l?Eurovision, de la Coupe d?Europe de football, handball, basket, etc...).

L?entrée de la Turquie dans l?Europe amènerait Israël et aussi le futur état palestinien à renouveler cette candidature puisque l?Europe accueille des états? non-européens. Cela ferait du conflit israélo-palestinien un conflit intérieur à l?Europe.

L?entrée de la Turquie dans l?Europe mettrait la guerre d?Iraq à sa frontière, mais aussi l?Iran, le Caucase et sa turbulente Tchétchénie.

L?entrée de la Turquie dans l?Europe amènerait non seulement un état non majoritairement chrétien dans cette Europe, mais aussi un état raciste encore teinté d?une idéologie s?ur du nazisme autant que d?un état où les islamistes sont déjà au pouvoir et ne sont « modérés » qu?en attendant d?être dans cette Europe.

L?entrée de la Turquie dans l?Europe amènerait une cascade de délocalisations d?usines dans ce pays et aggraverait le chômage dans les nôtres. Ce serait aussi une invasion d?immigrés clandestins qui rentrerait en Turquie, et donc en Europe, ô combien plus facilement qu?à Ceuta, Melilla, Pantelleria, Lampedusa et les Canaries.

L?entrée de la Turquie dans l?Europe serait une catastrophe pour les femmes, le féminisme ; la liberté de la femme et de la sexualité déjà violemment remise en cause par l?Islam pourtant encore minoritaire en Europe.

 

 

 

En conclusion, lorsque les femmes turques pourront librement faire l?amour avec des non-turcs et que le taux de fécondité de la Turquie sera voisin de 2 (de préférence en dessous), la Turquie aura, selon nos critères « reichiens » acquis le droit de rentrer dans la Communauté Européenne, car cela voudra dire qu?elle aura adoptée nos valeurs européennes.

Pour cette raison, et dans l?état actuel des choses, nous appellerons à voter NON si il y a un référendum sur cette question.

 

 

 

Ceci dit, il va sans dire que nous soutenons la lutte pour la défense de la laïcité en Turquie, parce que cela va dans le bon sens, parce c?est nos valeurs, parce que ce n?est pas que nos valeurs ; la liberté de la femme et de la sexualité sont des valeurs universelles imprescriptibles.

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

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A
L'indice de fécondité de la Turquie est depuis 2004 inférieur à 2, comme d'ailleurs celui de l'Algérie, de la Tunisie, de l'Iran. Et la baisse dans ces pays et dans une grande partie des pays musulmans est d'une telle rapidité et d'une telle ampleur qu'on peut prévoir à très court terme un scénario type Europe du Sud (Espagne, Italie, Grèce, Portugal) avec des taux de fécondité inférieurs à 1,5. Il s'avère finalement, chose impensable il y a 30 ans, que ce sont les socitétés les plus patriracales, religieuses et traditionneles, qui voient, une fois ces garde fous explosés, avec l'urbanisation, la scolarisation, la contraception, le recul de l age du mariage, leur taux taux de fécondité baisser le plus rapidement. Les sociétés ou l'individuation a pris plus d'importance (Europe du Nord, France, Etats-Unis) voient au contraire le taux de fécondité remonter<br /> http://www.indexmundi.com/fr/turquie/indicateur_fecondite.html
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M
Comme bien des statistiques, ces chiffres sont malheureusement de plus en plus douteux et ce, d'autant plus qu'il n'y a pas de recenssement fiable pour ces pays. Le système, que ce soit pour le calcul de l'inflation (voir article sur l'Euro), ou pour la démographie (beaucoup plus inquiétant) en est réduit à celà pour masquer les réalités, alors que l'on nous annonce contradictoirement 1 milliard d'habitants pour l'Afrique en 2020. Allez comprendre ?<br /> Quand à dire que les garde-fous ont explosés en Turquie avec la contraception, le recul de l'age du mariage, etc..., la montée inquiétante de l'islamisme tend plutôt à démontrer un renforcement, non pas des garde-fou (l'Islam n'en est certainement pas à mon avis), mais l'explosion des vrai garde-fous ; c'est à dire ceux du laïcisme.<br /> On a malheureusement de la part d'un certain nombre d'intellectuels à l'égard de l'Islam, le même aveuglement que celui que d'autres intellectuels avient à l'égard du nazisme (voir l'autre article sur la nazchiisme)<br /> De toutes manières, on aura du mal à nous faire croire que dans un pays où les femmes non voilées n’occupent plus que le centre de quelques grandes villes alors que les voilées sont contraintes de faire 8,10,12 gosses, que le taux de fécondité est passé en dessous de 2. Il est un fait que l’on nous abreuvent aujourd’hui de statistiques tout aussi fausses que celles de l’ancienne URSS, et ce depuis la disparition de … l’URSS. C’est d‘ailleurs l’un de nos combat. Jacques Dutronc chantait en 1968 « on nous cache tout, on nous dit rien », aujourd’hui c’est « on nous dit tout, mais rien n’est vrai ». <br /> Quand à l’Algérie où selon d’autres statistiques, + de 50 % de la population aurait moins de 20 ans (le dessous des cartes de Jean-Christophe Victor sur Arte), le fait que le taux de fécondité soit en dessous de 2 est tout simplement non seulement absurde et ridicule, mais mathématiquement impossible.<br /> Autre preuve, toujours sur Arte, l’émission Archeologia : voilà 2 siècles que les archéologues recherchent en vain l’antique cité hellénistique de Zeugma, l’une des capitales de l’empire Séleucide. Et voilà qu’au moment même où ils la découvrent, elle est engloutie, malgré les protestations internationales, dans la mise en eau d’un barrage sur l’Euphrate, barrage dont la durée de vie prévue est… de 50 ans. Raisons invoquées par les autorités turques : « l’urgence absolue de faire face aux besoins en énergie face à l’explosion démographique… à n’importe quel prix ».<br /> La Turquie est universellement connue pour sa classe dirigeante totalement corrompue et sait parfaitement que ce qui fait peur à l’Europe est sa masse. De là à truquer des chiffres qu’eux seuls ont les moyens d’établir… auquel se rajoute des lobbys puissants en Europe (et pas seulement capitalistes ou pro-américains. Les communistes sont leurs alliés dans ce combat pour faire entrer la Turquie dans l’Europe. S’y rajoute aussi Israël et les milieux qui lui sont liés, des lobbys allemands également. Tout cela fait beaucoup !) qui ne demande qu’à les croire et se jettent avidement dessus pour justifier leur politique…  <br />  <br /> <br /> <br />  <br />  <br />  <br />